La Ville pourrait avoir été induite en erreur

Trihalométhanes dans l’eau de Thetford Mines


Publié le 16 mai 2017

Les derniers résultats obtenus indiquent qu’il n’y aurait pas de problèmes avec l’eau, mais la Ville demeure prudente avant de confirmer qu'ils sont bel et bien concluants.

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Alors que l’an dernier, le Courrier Frontenac rapportait que Thetford Mines dépassait encore par moments la limite gouvernementale de trihalométhanes (THM) présents dans son eau, la Ville a récemment appris qu’elle pourrait avoir été induite en erreur par de faux résultats.

«À la mi-mars, le Service des Travaux publics nous a informés d’une situation concernant les THM alors nous devions procéder à l’installation d’un équipement permettant de nous assurer que nous respecterions le taux. Notre nouveau laboratoire situé à Québec ne donnait pas les mêmes résultats que notre ancien de Longueuil qui fait toutefois partie du même groupe, soit EnvironeX», explique le directeur général de la Ville de Thetford Mines, Olivier Grondin.

En effet, les nouveaux résultats démontraient que l’eau respectait les normes établies par le gouvernement. Après s’être informée auprès de l’Environnement, la Ville a été mise au courant que le laboratoire de Longueuil avait perdu son droit d’exercer puisque sa licence avait été suspendue.

«Nous avons appris qu’il y avait un problème de fiabilité. C’est à ce moment que nous nous sommes dit qu’avant de procéder à une dépense pour l’équipement à mettre en place pour résoudre le problème alors que peut-être il n’y en avait pas. Nous jugions qu'il était approprié de demander à l’Environnement si nous pouvions bénéficier d’un délai permettant de démontrer si à la fin de l’automne nous aurons des résultats qui pourraient s’apparenter à être réguliers ou hors-normes», indique M. Grondin.

Nous nous sommes aperçus que les nouveaux résultats obtenus étaient bien en deçà de ce que nous obtenions auparavant avec l’autre laboratoire

Olivier Grondin

Ce dernier demeure toutefois prudent. «Nous avons besoin d’avoir plus d’informations avant de pouvoir nous assurer que les correctifs à mettre en place ne seront plus nécessaires», dit-il.

Selon lui, ce n’est pas le coût de l’équipement qui est énorme, soit moins de 10 000 $, mais plutôt celui des matériaux utilisés, représentant des frais annuels de plus de 30 000 $.

«C’est sûr que la Ville va s’assurer d’avoir des résultats concluants avant de dire qu’elle a des intentions. Notre conseil est bien sensible à la situation et veut démontrer que le laboratoire nous a induits en erreur, ce qui nous a obligés à informer la population qu’il y avait des problèmes alors qu’il n’y en avait peut-être pas», conclut le directeur général.