Sections

Une mère de Saint-Ferdinand souhaite contourner le système


Publié le 12 juillet 2017

Chantale Vigneault a du mal à comprendre de ne pas avoir obtenu la dérogation de la Commission scolaire des Appalaches pour que son troisième enfant puisse fréquenter la polyvalente La Samare, comme ont pu le faire sa grande sœur et son grand frère.

©Photo TC Media – Carol Isabel

Ses deux plus vieux ont fréquenté la polyvalente La Samare à Plessisville. Il pourrait cependant en être autrement pour son plus jeune qui n'a pas obtenu la dérogation de la Commission scolaire des Appalaches pour lui permettre d'amorcer son secondaire à Plessisville dans quelques semaines. Ce dernier pourrait se retrouver à la polyvalente de Black Lake à moins que…

Chantale Vigneault de Saint-Ferdinand vit la même problématique que plusieurs autres parents qui dénoncent l'attitude de la Commission scolaire des Appalaches de ne pas consentir aux demandes de dérogation qu'ils ont formulées pour inscrire leur enfant à l'institution de leur choix. Elle a assisté, elle aussi, à la conférence de presse du député d'Arthabaska, Éric Lefebvre, leur donnant son appui.

«Les dérogations nous avaient été accordées pour nos deux premiers enfants. Notre fille a complété son secondaire à La Samare et notre premier garçon y a passé quatre ans avant de se diriger en formation professionnelle. Nous connaissons bien les services et le fonctionnement de cette institution et souhaitons que notre dernier fils y fasse son apprentissage aussi», a expliqué Mme Vigneault.

Elle argue qu'il est plus pratique pour le couple que leur dernier enfant joigne la polyvalente La Samare. «Nous sommes tous deux des travailleurs autonomes et oeuvrons dans le secteur de Plessisville et de Victoriaville. C'est donc plus facile pour nous de récupérer notre enfant pour des consultations avec des professionnels de la santé ou pour une urgence.»

«Nous avons essuyé un refus automatique de la part de la Commission scolaire des Appalaches. On nous a dit qu'il pourrait obtenir sa dérogation s'il participait à un sport d'élite, mais on sait bien qu'il n'y pas ça à Plessisville», déplore la mère.

Celle-ci estime qu'elle pourrait être contrainte de contourner le système.

«Avec une preuve de résidence, notre enfant pourrait semble-t-il fréquenter La Samare. Nous avons donc signé un bail avec ma mère (qui demeure à un coin de rue de l'école) et une entente de partenariat avec elle du lundi au jeudi afin qu'elle s'occupe de notre fils. Nous sommes présentement dans l'attente de la décision de la Commission scolaire des Bois-Francs à savoir s'il sera accepté ou non», a-t-elle dit en terminant.