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Unis pour contrer les ravages de l'alcool au volant


Publié le 7 août 2017

Les gens présents ont parcouru une distance de près de deux kilomètres jusqu'au cimetière situé sur le chemin de Stratford à Disraeli.

©Photo TC Media - Jean-Hugo Savard

Environ 100 personnes ont pris part à la marche de lumière organisée, dimanche soir, à la mémoire de Michaël Blais. Il y a cinq ans, le 6 août 2012, le jeune homme de 16 ans perdait la vie en cyclomoteur sur la route 112 à Disraeli après avoir été happé par Jacques Lehoux, un multirécidiviste de l'alcool au volant.

Une première marche avait eu lieu un an après les événements. Cette fois, en plus de souligner la mémoire du disparu, celle-ci avait pour but de faire de la prévention au sein de la population.

Photo TC Media - Jean-Hugo Savard

Le tout s'est amorcé par un rassemblement à l’église Sainte-Luce dès 19 h. Les gens présents ont par la suite été invités à se rendre jusqu'au cimetière situé sur le chemin de Stratford où une cérémonie officiée par le curé de la paroisse a été présentée.

L'instigatrice de cette marche, Franceska Blais, soit l'une des cousines de la victime, s'est dite satisfaite de la réponse du public. «Beaucoup de gens se sont déplacés. Je pense que c'est important de commémorer le décès de Michaël et dire que nous ne l'avons pas oublié.»

Franceska Blais a profité de l'occasion pour remercier tous ceux et celles qui ont soutenu sa famille dans cette dure épreuve.
Photo TC Media - Jean-Hugo Savard

Elle estime que l'alcool au volant est un fléau encore aujourd'hui. «Il faut sensibiliser la population à cela et qu'elle voit que ce n'est pas seulement un permis de conduire que l'on peut perdre, mais aussi la vie. Nous devons en parler ouvertement. Il y a encore beaucoup de travail à faire, par contre, si chacun fait son petit bout de chemin comme je l'ai fait aujourd'hui, je pense que ça peut aboutir à quelque chose», a-t-elle ajouté.

Notons que plusieurs alternatives sont en place afin que ceux qui consomment de l'alcool puissent être reconduits à la maison de façon sécuritaire pour eux, mais pour les autres également. «Tout est à notre disposition. Nous pouvons utiliser des taxis, des transports en commun, des services de raccompagnement ou encore désigner un chauffeur. C'est à nous de prendre les bonnes décisions», a conclu Franceska Blais. 

©Photo TC Media - Jean-Hugo Savard