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Les ambulanciers manifestent au tournoi de golf de Cambi


Publié le 3 août 2017

Près d’une quinzaine d’ambulanciers ont manifesté pacifiquement à l’entrée du Club de golf de Beauceville entre 10h et 13h30.

©TC Media - Andréanne Huot

Les paramédics membres de Tasbi ainsi que leurs collègues de la FPHQ du secteur de Thetford Mines et Disraeli, ont manifesté le 3 août pendant le tournoi de golf annuel de la Corporation ambulancière de Beauce inc. (Cambi) au Club de golf de Beauceville.

«On veut sensibiliser la population pour leur faire savoir que l’on est encore en grève. Ça fait déjà deux ans que nous sommes sans contrat de travail et on veut qu’ils sachent qu’on est toujours prêt à négocier», explique le vice-président des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce inc. (Tasbi), Louis-Olivier Gendreau.

Avec son collègue, président de la  Fédération des employés préhospitaliers du Québec (FPHQ) secteur Thetford Mines et Disraeli, Denis Létourneau, M. Gendreau mentionne que les ambulanciers souhaitent avoir des conditions de travail équivalentes à celles des ambulanciers d’Urgences-santé, travaillant au public.

Les demandes des paramédics de Tasbi (regroupant les travailleurs de la Beauce, de Bellechasse, des Etchemins et de l'Estrie) sont toujours les mêmes, soit l’abolition des horaires de faction, la bonification des salaires et les fonds de pension. Pour l’instant, Cambi offre à ses employés un gel salarial la première et la cinquième année et une augmentation de 4,5 % au total pour la deuxième, troisième et quatrième année. «C’est bien en deçà des offres qu’ils ont reçu au public et en deçà de l’inflation», ajoute M. Gendreau.

«Ils (les employeurs membre de l’Association des propriétaires ambulanciers régionaux (APAR)) ne nous ont fait aucune offre et ont refusé nos demandes d’augmentation salariales sans nous faire de contre-offre. On veut signifier à l’APAR de nous montrer un peu de respect», mentionne pour sa part Denis Létourneau.

Calme et respectueux

Depuis quelque temps, des autocollants «En grève» ont fait leur apparition sur les ambulances du groupe Cambi.
TC Media - Andréanne Huot

Devant les moyens limités pouvant être utilisés pour démontrer leur mécontentement, les paramédics beaucerons s’en tiennent majoritairement à des moyens de pression administratifs. Pancartes, autocollants «en grève» sur les ambulances et casquettes «les paramédics à bout de souffle» sont de plus en plus visibles. «Ce qui est bien, c’est que la population est de plus en plus informée et vient nous poser des questions. C’est certain qu’on les rassure en leur disant que les services essentiels sont maintenus», tient à préciser M. Gendreau. Entre autres choses, les ambulanciers ne ramènent plus les différents intervenants lors du transport d’un patient à Québec et certaines parties de formulaires ne sont plus remplies.

Par contre, les Beaucerons ne devraient pas voir de mesures par rapport à l’uniforme. «On maintient le service à la population donc on maintient le respect de notre uniforme parce qu’on respecte le travail que l’on fait. Je pense que l’uniforme et le bien paraître fait partie du mandat que l’on doit respecter», expose M. Létourneau.

Cependant, un voisin de l’endroit, Léo Bolduc, a affirmé au journal que les ambulanciers ont fait beaucoup de bruit sur l’heure du dîner. «Il y avait des klaxons et des sifflets sans arrêt. J’ai dû partir parce le son entrait trop dans la maison», explique-t-il.