Incendie à Black Lake : l'immeuble est une perte totale


Publié le 11 mai 2017

©Photo TC Media - Claudia Fortier

Un incendie a ravagé une bâtisse de la rue du Lac-Noir dans le secteur Black Lake à Thetford Mines, jeudi matin. L’immeuble de six logements est une perte totale.

«Vers 8 h 30, nous avons reçu l’appel pour un feu confirmé au 4000 du Lac-Noir dans l’appartement à gauche au troisième étage. À notre arrivée, les vitres étaient déjà cassées. Les gens nous ont dit que tout le monde avait été évacué. Nous avons eu un doute à un moment donné qu’il pouvait y avoir quelqu’un dans l’unité à droite au dernier étage. Nous avons fait des recherches et finalement il n’y avait personne», a expliqué le directeur du Service incendie de la Ville de Thetford Mines, Jean-Claude Bolduc.

Ce dernier a précisé avoir reçu des informations à l’effet que des travaux étaient effectués dans le logement inoccupé où le feu a pris naissance. Au moment d’écrire ces lignes, il était encore trop tôt pour en connaître la cause.

Le toit s’est effondré sur la majeure partie de l’immeuble. «Les appartements du deuxième étage et du rez-de-chaussée ne sont pas touchés, mais avec l’eau qui a ruisselé et la fumée, il n’y plus rien de bon», a indiqué M. Bolduc.

En arrivant sur les lieux, les pompiers se sont rapidement mis en mode offensif alors que deux équipes sont entrées par l’arrière. «Ils ont pénétré dans le bâtiment, mais c’était trop chaud alors il a fallu qu’ils sortent. Nous sommes passés en mode défensif en arrosant de l’extérieur. Quand il y a des pompiers à l’intérieur, on ne peut pas arroser de l’extérieur», a expliqué le directeur du Service incendie. Notons que les trois casernes du territoire de la Ville ont répondu à l’appel. Environ 22 pompiers étaient sur les lieux au plus fort de l’incendie.

Des locataires à la rue

Les locataires des cinq logements occupés ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Le Courrier Frontenac s’est entretenu avec quelques-uns d’entre eux. La désolation était assez évidente dans leurs visages.

Photo TC Media - Jean-Hugo Savard

Marika Turcotte habitait avec son conjoint l’unité située en dessous de celle qui était en rénovation. Lorsqu’elle a vu la fumée, elle est rapidement sortie. «Ça faisait un an qu’on habitait là, mais pour d’autres ça faisait plus longtemps. Nous devions déménager dans l’appartement où le feu a commencé. Nous ne savons même pas si nous pourrons y rentrer, c’est ce qui est inquiétant. Au moins, j’ai mes parents pour me soutenir. Nous n’avions pas d’assurance et personne dans le bloc n’en avait. Ce sont toutes des pertes.»

Natasha Lamontagne, qui occupe aussi l’immeuble, était au travail quand un voisin lui a envoyé un message texte pour l’informer de ce qui se passait. «C’est triste parce que j’ai un enfant de 7 ans et que je n’ai pas d’assurance. Je suis là depuis le mois d’octobre. Nous sommes pris en charge par la Croix-Rouge pendant trois jours. Après, nous ne savons pas ce qui va se passer.»

Avec la collaboration de Jean-Hugo Savard

©Photo TC Media - Claudia Fortier

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©Photo TC Media - Claudia Fortier

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