La compagnie torontoise Royal Nickel envisage la mise en production d’un gisement important de nickel, gisement situé à Launay, à environ 25 kilomètres à l’ouest de la ville d’Amos, en Abitibi.
Dans le but de définir la procédure exacte pour le traitement du minerai nickelifère, la compagnie veut installer une usine pilote dans la région de Thetford Mines. Le choix de Thetford Mines pourrait provenir du fait que le type de roche contenant la mine de nickel est semblable à celui que l’on retrouve dans les exploitations de chrysotile dans la région de Thetford Mines, qui possède une importante expertise dans ce domaine.
L’usine pilote devrait être mise sur pied par un consortium formé de Royal Nickel et de la firme allemande Loesche. Le consortium devrait utiliser un bâtiment déjà existant et y installer du matériel pour l’étude du procédé de traitement du minerai.
Cette usine pilote ne serait pas vouée à ce seul projet. En effet, il semble que le consortium ait l’intention de la rendre disponible pour d’éventuels autres projets du genre.
Le Centre de technologie minérale et de plasturgie (CTMP), dont les locaux sont situés au Cégep de Thetford, vient d’annoncer un important investissement pour développer ses activités. Il sera donc en mesure d’amener son expertise dans ce dossier et dans d’autres qui viendraient s’ajouter dans le futur.
Selon M. Alger St-Jean, vice-président exploration chez Royal Nickel et cité par La Presse Affaires, Royal Nickel investira 10 millions de dollars en 2010 pour effectuer des essais métallurgiques de plusieurs tonnes de minerai dans l’usine pilote de Thetford Mines, ainsi que pour le forage et la mise en valeur du gisement.
La mise au point d’un procédé de traitement de minerai dans une usine pilote est une étape essentielle avant la mise en production d’une mine. En effet, il est très important de connaître plusieurs paramètres du minerai pour être en mesure de juger de la viabilité du projet.
Le projet Dumont de Royal Nickel en est un de grande envergure. La compagnie envisage une exploitation à ciel ouvert avec une fosse mesurant deux kilomètres par un kilomètre en surface.
Même si le prix du nickel a subi une forte baisse depuis 2007, la compagnie Royal Nickel estime pouvoir exploiter son gisement avec profit au prix actuel du nickel.