Le dindon sauvage appartient à la famille des phasianidae. C’est un oiseau pouvant peser 9 kilogrammes et voler à 80 km/h.
Par Benoît Lemay, collaboration spéciale
Un peu d’histoire pour commencer. Présent en grand nombre en Amérique, Christophe Colomb l’avait nommé «Poule d’Inde» puisqu’il se croyait en Inde. Par la suite on l’appela «Dinde».

Le Dindon sauvage vit en forêt de feuillus matures, mais nous l’observons souvent à l’orée des bois, grattant le sol en quête de nourriture. L’adulte se nourrissant principalement de graines, nous pouvons l’apercevoir dans les champs de culture, prés et pâturages. Le soir venu, il se perche dans de gros conifères où il se camoufle et se protège du froid en hiver.

La reproduction se fait tôt au printemps, dès le mois d’avril. Le mâle est polygame. Pour séduire les femelles, il se pavane la queue en éventail, les ailes retombant. La femelle s’occupe seule du nid, de la couvaison et de l’élevage des dindonneaux. Pendant l’été, plusieurs femelles se regroupent avec les jeunes en quête de nourriture.
Le Dindon sauvage avait disparu de l’Ontario et du Québec. Depuis plus de 50 ans, les services gouvernementaux et la National Wild Turkey Federation poursuivent un programme intensif de réintroduction du Dindon sauvage. Rare au début du xx siècle, il est maintenant considéré comme complètement rétabli.
Au Québec, le Dindon sauvage recommence à être observé au sud de la province, près des frontières américaines vers 1976. À la fin des années 1980, l’Ontario a réintroduit le Dindon sauvage à partir d’une souche sauvage importée des États-Unis. Le Québec a suivi l’exemple de l’Ontario et des Dindons sauvages ont été relâchés dans des habitats favorables au sud de la province.
Nous avons présentement une population en Chaudière Appalaches, mais selon la Fédération Québécoise de la Faune (FQF), il est difficile de vérifier si ces Dindons sauvages ont été relâchés par des citoyens ou s’ils proviennent de l’expansion naturelle de son aire de répartition en Amérique du Nord.