Bien entendu, on ne peut pas passer à côté de la crise économique, d’une manière ou d’une autre, nous en subirons les contrecoups. Nous pouvons toutefois en atténuer les effets.
Luc Rémillard, directeur général de la SDE mentionne que son organisme travaille pour mettre en place des paramètres pour faciliter le crédit à court terme aux entreprises. « Nous allons faciliter les conditions de crédit du Fond local d’investissement, accorder des prêts avec un remboursement échelonné du capital, bref, trouver des solutions pour apporter de la liquidité à court terme aux entreprises, explique-t-il. »

Luc Rémillard, directeur général de la SDE
Beaucoup d’entreprises se sont aussi ajustées en se ré-enlignant vers d’autres marchés : Le secteur minier, le pétrole, les ressources naturelles, des secteurs où la demande est forte, ce qui a compensé la baisse connue sur le marché américain. Par exemple, les Industries Fournier travaillent pour les mines dans le nord du Québec.
L’analyste financier Jean-René Ouellet lui, croit que l’on se doit de revoir à la baisse les taux d’intérêts, la valeur de l’hypothèque et d’augmenter les délais pour permettre aux gens de faire leurs paiements.
« La baisse du prix du baril présentement stimule l’économie, cela revient à 170 à 190 milliards de plus dans les poches des consommateurs. »

Jean-René Ouellet, analyste financier groupe conseil en portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins
M. Dupéré lui, croit qu’en temps de crise, il est important de donner confiance et de motiver les consommateurs pour les encourager de continuer à consommer.

Simon Dupéré, président de Lab chrysotile
Pour répondre à cette question, M. Claude Gagnon troque son chapeau de directeur des Caisses Desjardins pour celui de président du Comité de diversification économique : « En période de crise on doit être novateurs, c’est là qu’on voit les entreprises qui ont un potentiel de développement
se distinguer, investir dans de nouveaux créneaux, ce seront les premiers devants à la sortie de la crise. On se doit de pousser dans des secteurs d’avenir tels l’oléochimie, les centres de recherche en plasturgie, en minéralogie. La pire chose à faire en tant que région serait de se renflouer et de se fermer, on doit continuer à investir pour être prêts à affronter la période de prospérité qui suivra la crise. »

Claude Gagnon, directeur de la Caisse Desjardins de Thetford Mines
Quant à lui René Leclerc, président d’American Structures, croit que pour son entreprise, le pire de la crise est déjà derrière. « Nous avons été les premiers à tomber, mais nous serons aussi les premiers à nous relever, le pire est déjà derrière. La baisse du taux de change est bénéfique pour des entreprises comme la nôtre, c’est ce qui va sauver le Canada de la crise selon moi. Nous avons de grands projets en cours aux États-Unis, dans le secteur multi-résidentiel, des projets de 300 à 400 unités, même qu’un projet de 2 000 unités est présentement sur la table. La crise nous est tombée dessus rapidement, mais la relance aussi sera rapide, a-t-il déclaré »

American Structures
Lors du débat pré-électoral du comté de Frontenac le 1er décembre dernier, le député Laurent Lessard mentionnait l’importance de recapitaliser les fonds locaux, de faire aller de l’avant les projets existants : « Nous avons présentement sur la table un projet d’infrastructure pour l'eau potable de 70 millions de dollars, un projet de développement du Mont Adstock de 4 millions de dollars. Il y a évidemment le parc éolien, un projet de plus de 400 millions de dollars.
Le pacte pour l’emploi vise également à permettre de former plus rapidement les employés et augmenter le crédit à la formation pour en diminuer les coûts pour les entreprises. Nous avons également mis sur pied un comité de maximisation des retombées économiques, afin de demander aux municipalités d’accélérer l’investissement pour la taxe d’assise, nous allons construire plus de ponts, de routes et d’écoles. »

Laurent Lessard, député de Frontenac et ministre de l'Agriculture
CONCLUSION :
En conclusion, M. Claude Gagnon mentionne qu’il est important de comprendre qu’une crise économique n’est pas un événement inhabituel, c’est un événement qui se produit cycliquement environ à tous les dix ans et ce depuis les années 1930. « Une crise est toujours suivie d’une période de prospérité qui permet de reprendre le terrain perdu pendant celle-ci. Je conseille aux investisseurs de garder les yeux ouverts pendant cette période, des opportunités de placement pouvant rapporter gros pourraient se présenter, en temps de crise, on se doit d’être patients. Nous devrons vivre avec les conséquences de la crise pendant 1 an et demie ou 2 ans, mais la situation se redressera par la suite. Comme le dit le dicton, après la pluie, le beau temps !