Les Blue Sox expéditifs

Par Pierre Nadeau

Publié le 6 septembre 2016

En trois matchs, Stéphane Pouliot a réussi huit coups sûrs en 12 présences au bâton dont deux circuits et six points produits.

©Photo TC Media - Jean-Hugo Savard

Les Blue Sox de Thetford Mines ont liquidé en trois parties le Big Bill de Coaticook. Ils ont fermé les livres dimanche en l’emportant 9-3 sur la formation de l’Estrie. Ces derniers avancent en demi-finale et affronteront le gagnant de la série entre Sherbrooke et Victoriaville.

Les Sox ont pris une sérieuse option sur la victoire avec une poussée de quatre points dès la manche initiale, dont deux sur un simple de Dany Girard. «Quand tu es en avance dans une série, c’est vraiment important. L’autre équipe se dit qu’elle n’a vraiment aucune chance. Avant la rencontre, on ne sentait pas vraiment d’intensité de l’autre côté. Donc c’était important de les assommer en partant et c’est ce qu’on a fait avec quatre points», a mentionné Dominic Bolduc.

L’entraîneur a bien apprécié ce qu’il a vu de son équipe dans ces trois matchs. «Ce que j’ai aimé le plus, c’est que nous avons eu trois alignements différents pour cette série et les trois fois, on a bien frappé, on a bien joué défensivement et les lanceurs ont fait le travail. Je ne peux pas vraiment demander plus.» Le vétéran Moïses Peña a été crédité du gain. Il s’est bien débrouillé en forçant les cogneurs du Big Bill à frapper des roulants à l’avant-champ. Il n’a accordé que cinq coups sûrs en cinq manches et deux tiers. Jonathan Paquet a pris la relève après deux retraits en sixième.

Une deuxième victoire

Les Blue Sox ont remporté le second match de la série 11-7 samedi devant leurs partisans. Avec une égalité de 1-1 en fin de troisième, Jonathan Martel a frappé un double avec les coussins tous occupés, portant la marque à 4-1. «Juste avant, il (Jonathan Raftus) avait donné un but sur balles à Jean-Michel Bédard. Jonathan est arrivé et il a frappé un double sur le premier tir. C’est sûr que ça fait mal», a analysé l’entraîneur Dominic Bolduc. Les locaux ont ajouté six autres points à la manche suivante.

C’était de lancer des prises et s’assurer de ne pas faire de dommage. Brian Bardis

Brian Bardis a lancé un excellent match même s’il a faibli un peu vers la fin. «Ça faisait trois semaines que je n’avais pas lancé, donc ça m'a pris un petit moment à m’ajuster, mais avec une avance de 10-1, ça m’a aidé. On s’en va sur la butte avec un peu plus de confiance», a mentionné le jeune lanceur.

En début de septième, Bardis a donné deux simples et un but sur balles pour remplir les coussins. Jean-François Miron est venu à sa rescousse et a retiré le premier frappeur auquel il a fait face, mais Vincent Guay a vidé les sentiers pour rétrécir l’avance à quatre points. «J’ai étiré la sauce un brin, parce que je ne voulais pas utiliser Jonathan Paquet, mais je n’ai pas eu le choix», a avoué l’entraîneur.

Carrousel pour Stéphane Pouliot

Dans le premier match, les Blue Sox ont eu le meilleur par le pointage de 14-5 sur le Big Bill. Stéphane Pouliot a réussi le premier carrousel de sa carrière avec deux circuits, un triple, un double et un simple en cinq présences à la plaque. Dès la manche initiale, il a retroussé un tir du lanceur perdant Dany Prata loin dans la droite. «C’était une soirée où tout fonctionnait bien», a mentionné humblement la vedette individuelle de la rencontre.

Le vétéran joueur de premier but qui a également claqué son triple et son double contre Prata. «C’est une belle vengeance contre mon bon ami Dany pour toutes les fois où il m’a retiré sur des prises», a-t-il admis en souriant. Michel Simard a inscrit le gain. Il n’a concédé que deux points en six manches de travail.