L’Assurancia balayé en quatre matchs par les Marquis


Publié le 8 mai 2017

Les joueurs de l'Assurancia ont cru jusqu'à la toute fin qu'ils pouvaient remporter le match de samedi.

©Photo TC Media - Jean-Hugo Savard

Après sa défaite de 3-2 en prolongation vendredi, l’Assurancia de Thetford Mines devait absolument remporter la victoire samedi s’il voulait demeurer en vie.  Même en disputant son meilleur match de la série, l’équipe a été incapable de résister aux Marquis de Jonquière qui l’ont emporté 4-1 au Centre Mario Gosselin.

Ceux-ci ont balayé la série finale de la Ligue nord-américaine de hockey en quatre parties et ont mis la main sur la Coupe Vertdure pour la troisième fois depuis le printemps 2013. Pour la concession thetfordoise, qui en était à une neuvième présence en finale en 21 ans d’existence, c’était la septième fois qu’elle voyait l’adversaire repartir du Centre Mario Gosselin avec le précieux trophée.

Le capitaine Sébastien Courcelles, auteur de l’unique but des siens à mi-chemin de la période initiale qui procurait l’avance pour la première fois dans un match dans la série, a reconnu la force de frappe des nouveaux champions qui succèdent aux 3L de Rivière-du-Loup. «Ils ont une grosse équipe. Quand Juraj Kolnik (dix buts dans la série) joue sur une troisième ligne, ça démontre la profondeur qu’ils ont.»

Celui-ci a également pointé d’autres points pour expliquer l’échec. «Je pense qu’ils étaient plus en santé que nous et ils ont eu les bonds favorables. Je me rappelle qu’en 2012 et 2015 quand nous avions gagné, on avait eu ces chances-là, mais il faut reconnaitre que c’était eux autres la grosse équipe cette année et ils l’ont menée jusqu’au bout.»

Avec un seul but en onze avantages numériques, dont deux fois à cinq contre trois, l’Assurancia aurait pu aider sa cause. «Tu en ajoutes un ou deux et c’est différent. À cinq contre trois, il faut que tu marques un but et on ne l’a pas fait.» L’absence de Matthew Medley dans la série en raison d’une blessure au poignet a été une des causes de l’inertie du jeu de puissance.

Sébastien Courcelles avoue que les joueurs ont cru jusqu’à la fin qu’ils pouvaient remporter le match pour que la série se poursuive. «Il restait trois minutes et on croyait de pouvoir égaliser et l’emporter en prolongation.» Mentionnons que les deux derniers buts de la rencontre ont été réussis dans une cage abandonnée alors qu’on tentait le tout pour le tout du côté de l’Assurancia.

Je suis fier du groupe qu’on était

Sébastien Courcelles

Bilan positif

Même si ce n’est pas le résultat qu’il escomptait, Sébastien Courcelles trace un bilan positif de la dernière campagne. «On a eu des hauts et des bas. En début de saison, il y a eu beaucoup de nouveaux joueurs, mais qui se sont avérés des personnes d’exception et j’ai adoré mon année.»

Il est revenu sur l’incident de Bruno St-Jacques avec un partisan. «Il ne l’a pas fait pour lui-même, mais pour ses coéquipiers parce que c’était un partisan qui invectivait un coéquipier. Quand il est revenu après sa suspension, il nous a tous prouvé qu’il était là pour les bonnes raisons. Je pense que ç’a été l’élément déclencheur sur lequel on a bâti quelque chose pour notre deuxième moitié de saison. C’est ce qui a fait qu’on était prêts pour les séries et qu’on a été le dernier club à tomber. On doit être fier de ça.»

Le capitaine, qui aura 33 ans en novembre, ne se cache pas qu’il réfléchit à son avenir, mais aimerait bien être de retour à l’automne. «C’est plus difficile pour la famille et le travail. Présentement, je dirais oui parce que j’aurais aimé ça finir avec une victoire. J’aime encore ce que je fais et de jouer à Thetford Mines.»