Un autre dynamitage raté dans une carrière de Disraeli

Un autre dynamitage raté dans une carrière de Disraeli
La projection de débris a entre autres fait un cratère dans le parterre d'un résident de Coleraine.

MISE À JOUR. Les policiers de la Sûreté du Québec des Appalaches ont ouvert une enquête en lien avec une opération de dynamitage qui a mal tourné peu après 15h, hier, dans une carrière située sur le territoire de Disraeli Paroisse.

Il s’agit du deuxième événement du genre à survenir à cet endroit en un peu plus d’un an, alors qu’un dynamitage raté avait secoué le même secteur en juin 2013. Cette carrière est la propriété de l’entreprise Les excavations Marchand & fils de Victoriaville. Elle exploite le granit qui se trouve près du lac de l’Est, non loin du secteur urbain de la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine.

La Sûreté du Québec ne rapporte toutefois aucun dommage aux résidences à proximité et personne n’aurait été blessé. L’an dernier, une importante projection de débris avait causé de nombreux dommages dans le secteur environnant de l’épicentre de l’explosion.

Les enquêteurs tenteront de comprendre les circonstances qui ont mené à cet incident afin de déterminer s’il y a eu négligence criminelle ou non. Les travailleurs qui étaient sur place devaient être rencontrés.

Des mesures sévères réclamées

Le maire de la municipalité de Saint-Joseph-de-Coleraine, Gilles Gosselin, a qualifié la situation d’inacceptable. Il demande à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) d’imposer à l’entreprise victoriavilloise des mesures concrètes pour que cela ne se reproduise plus.

« Je pense qu’il faut procéder à une fermeture temporaire de la carrière, tant que des mesures correctives ne seront pas apportées. Si j’étais à la place des dirigeants de l’entreprise, je n’attendrais pas qu’il y ait des blessés ou des morts », a-t-il déclaré.

Le souhait de M. Gosselin a été exaucé puisque la CSST a ordonné, cet avant-midi, l’arrêt des activités à la carrière pour une période indéterminée.

Deux inspecteurs ont été dépêchés sur place pour faire la lumière sur cette histoire et vérifier si les exigences qui ont été émises en juin 2013 ont été respectées et si de nouvelles conditions s’avèrent nécessaires.

Notons que le COURRIER FRONTENAC a tenté de rejoindre un porte-parole de l’entreprise, mais en vain.

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