Québec veut mieux développer l’industrie éolienne

Québec veut mieux développer l’industrie éolienne
Un groupe de travail a été formé afin de trouver des idées pour le développement de l'industrie éolienne québécoise.

Pris avec des surplus énergétiques liés aux éoliennes et lui coutant des sommes d’argent importantes, le gouvernement du Québec a décidé de mettre sur pied un groupe de travail commun qui aura pour mandat de trouver les conditions nécessaires au développement de l’industrie éolienne québécoise.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, en a fait l’annonce ce matin. Selon lui, le but est avant tout d’exploiter le potentiel d’exportation de cette énergie.

« Le Québec se situe au deuxième rang au Canada, après l’Ontario, sur le plan de la puissance éolienne installée avec 2 400 MW, soit 30 % du total de la puissance installée au pays. Afin d’assurer la pérennité de l’industrie, il faut maintenant aider les entreprises à développer leur expertise et leurs produits afin qu’elles augmentent leurs exportations et leur capacité à répondre à des besoins spécifiques », a mentionné Pierre Arcand.

Le groupe de travail sera composé des principaux acteurs de l’industrie : turbiniers, développeurs de projets et manufacturiers de pièces. Ces membres auront pour tâches de cerner la situation actuelle, de cibler les marchés potentiels et d’élaborer des pistes de solution pour permettre aux entreprises de relever les défis auxquels elles font face.

Dans l’ensemble, l’industrie éolienne engendre plus de 5 000 emplois au Québec. D’ici à 2017, elle aura généré des investissements de 10 milliards $. Malgré tout, l’énergie éolienne continue d’avoir ses opposants. Ces derniers ont d’ailleurs récemment ajouté un argument de plus à leurs revendications en raison de la hausse importante des comptes d’Hydro-Québec, générée principalement par les coûts des projets éoliens.

Pour le gouvernement, il s’agit maintenant non pas de renier la décision de se détourner de cette avenue, mais bien de trouver des solutions pour qu’elle puisse prospérer. « Cette réflexion que nous menons servira à alimenter la prochaine politique énergétique du Québec, qui viendra indiquer les orientations gouvernementales quant au développement futur de la filière éolienne », a précisé le ministre.

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