Alain Rayes, candidat conservateur?

Par hruel
Alain Rayes, candidat conservateur?
C'était un «honneur» pour le maire Rayes d'accueillir le premier ministre Stephen Harper

VICTORIAVILLE. Après avoir dit et redit qu’il finirait son mandat à la mairie de Victoriaville (en novembre 2017), Alain Rayes admet qu’il est à réfléchir à la possibilité de joindre le Parti conservateur en vue du prochain scrutin fédéral, en octobre vraisemblablement. «Je dois être honnête avec la population», a-t-il déclaré.

C’est en marge de la visite du premier ministre Stephen Harper à Victoriaville, venu annoncer de nouvelles mesures contre les délinquants violents récidivistes, que le maire de Victoriaville a ainsi laissé planer cette envie de porter la bannière conservatrice dans Richmond-Arthabaska.

Il a répondu qu’il n’avait pu faire autrement que de réfléchir sérieusement à l’appel des Conservateurs. Avant de prendre la décision de se lancer dans l’arène politique fédérale, il a à mesurer les «impacts sur sa vie personnelle, familiale, professionnelle».

Au cours de la période des fêtes, M. Rayes soutient avoir jonglé avec son avenir. «Il y avait déjà cette certitude que je ne voulais pas de trois mandats à la mairie de Victoriaville», rappelle celui qui y a été élu pour un premier mandat en novembre 2009.

Et c’est pendant les fêtes qu’il a, entre le municipal et les communications, opté pour continuer en politique. «Je n’avais pas décidé si ce serait au palier provincial ou fédéral.»

«À la base», poursuit M. Rayes, c’est l’ambition de «représenter mes citoyens» qui l’anime. Il a eu à se demander s’il avait le pouvoir et le potentiel pour exercer une influence politique. «Est-ce que  je peux le faire à  un autre niveau qu’en politique municipale?»

L’opportunité et non «l’opportunisme», distingue-t-il, se présente à lui ces temps-ci. Et le Parti conservateur fait de l’œil au maire Rayes.

S’il ne partage pas toutes les positions de cette formation, Alain Rayes en fait l’éloge sous deux aspects lui apparaissant fondamentaux. «C’est un gouvernement qui fait ce qu’il dit et qui dit ce qu’il fait. Et c’est un gouvernement qui a retourné de l’argent aux contribuables, aux familles, en baissant les taxes», commente encore le maire.

La prochaine carte électorale de Richmond-Arthabaska serait d’autant plus attrayante pour Alain Rayes alors que le député en fonction depuis plus de 10 ans, André Bellavance, a déjà annoncé qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat, ayant quitté le Bloc en août dernier pour siéger à titre d’indépendant. «J’ai toujours dit que je ne voulais pas me présenter contre André Bellavance», soutient M. Rayes.

Il répond encore que ni pression, ni promesse ne lui ont été faites par les Conservateurs.

En réponse à cette question qui brûlait les lèvres de tous les journalistes voulant savoir si le premier ministre était venu à Victoriaville pour convaincre son maire de joindre sa formation politique, M. Harper a dit que la décision lui appartenait ainsi qu’à celle des militants du Parti. Ce sont eux qui choisissent les candidats, a précisé le chef du gouvernement fédéral.

Il est certain, a ajouté le premier ministre, que les Conservateurs recherchent des gens de qualité et expérimentés capables de représenter leur région à la table des décisions à Ottawa. Il a parlé de Victoriaville comme d’une région «dynamique», étant heureux d’y être accueilli par le maire Rayes.

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