La Polyvalente de Disraeli se dote d’une patinoire synthétique

DISRAELI. La Polyvalente de Disraeli a procédé, le vendredi 27 février, à l’inauguration de sa toute nouvelle glace synthétique à l’intérieur de ses murs. Aménagée afin d’aider au développement des joueurs de hockey, il s’agit selon les responsables du projet d’une première infrastructure de ce type à être installée dans une école au Québec.

La patinoire synthétique fait 38 pieds par 17 pieds, est entourée de baies vitrées, de rampes propres à une véritable patinoire sur glace et est équipée de deux filets installés à chaque extrémité.

L’enseignant à l’origine du projet, Stéphane Thivierge, était bien heureux de voir que des mois d’efforts sont enfin arrivés à un résultat comme celui-ci. «Cette patinoire a déjà un effet très positif sur l’image de notre école. Elle m’aidera aussi beaucoup dans mon travail de développement des joueurs. Le but est de toujours essayer de s’améliorer.»

Les jeunes joueurs de hockey du programme des Gaulois pourront en effet y exercer leurs habiletés, et ce, même lors de la saison morte. Les gardiens de but pourront perfectionner leur technique et les joueurs améliorer leur contrôle de la rondelle et leurs lancers. Un total de 110 élèves inscrits au programme hockey des Gaulois pourront donc profiter de cette installation unique. Il s’agit du quart de la clientèle de la Polyvalente de Disraeli.

Faire différent

«C’est une bonne nouvelle qu’il se passe quelque chose dans nos écoles. Si c’est ainsi, c’est parce qu’il y a des gens qui ont des idées, qui sont motivés. Ils pourraient tout simplement rester assis et faire leur tâche. Nous avons cependant des gens qui croient que c’est important de s’impliquer afin que les jeunes réussissent et restent à l’école», a déclaré le président de la Commission scolaire des Appalaches, Denis Langlois, lors de la conférence de presse d’inauguration.

De son côté, le maire de Disraeli, Jacques Lessard, a tenu à mettre l’accent sur l’importance de conserver les acquis. «Quand on parle de plus de 100 étudiants sur environ 400 qui sont inscrits au hockey, je pense que ça commence à être important d’avoir une vision à long terme. Perdre un endroit comme ici pour le Secteur Sud, ce serait vraiment malheureux. Il faut être fiers de voir que des gens ont à cœur le fait d’appartenir à notre communauté», a-t-il mentionné. 

L’aide du milieu

Ce projet est le résultat d’une année de planification et de travail de la part de Stéphane Thivierge et de tous les bénévoles qui l’ont accompagné dans le processus. Cette patinoire synthétique a une valeur d’environ 25 000 $, mais l’école a toutefois pu compter sur la générosité de plusieurs afin d’amortir les coûts de l’investissement. Les députés de Mégantic, Ghislain Bolduc, et de Lotbinière-Frontenac, Laurent Lessard, ont aussi contribué financièrement au projet.

«L’idée germait dans la tête de Stéphane depuis déjà un bon moment, a expliqué le directeur de la Polyvalente de Disraeli, Jonathan Brochu. En février 2014, nous parlions de la glace synthétique dans mon bureau et nous avons décidé d’aller de l’avant pour ne pas que ça reste une idée en l’air. Rapidement, j’ai approché la Commission scolaire des Appalaches pour avoir leur aval et on nous a tout de suite appuyés.»

La polyvalente a bénéficié de beaucoup d’aide du milieu puisque plusieurs ont donné de leur temps et de leur talent afin d’en arriver à un produit fini. «Nous nous sommes informés pour le prix des buts, mais c’était quand même 1500 $ chacun. La Ville nous a ensuite indiqué qu’ils en avaient dont ils ne se servaient plus. Ils étaient maganés, mais ils étaient de la grandeur standard. Par un heureux concours de circonstances, le président du conseil d’établissement, Martin Blanchard, nous a dit qu’il pourrait les arranger puisqu’il avait le matériel nécessaire grâce à sa compagnie Original Design», a poursuivi M. Brochu.

L’école a par la suite approché Marco Sevigny de la compagnie Isothermic pour les fenêtres. «Nous avons eu une commandite très importante de leur part. Érika Baril, une enseignante en arts plastiques, a également contribué en peinturant le logo des Gaulois dans le local. Au mois d’octobre, on a eu une autre collaboration de la Ville de Disraeli en récupérant les anciennes baies vitrées et poteaux de l’aréna. Nous avons aussi fait appel aux services de Rock Duchesne et de Christian Paquette pour faire les bandes sur mesure. Ce sont eux aussi qui ont installé les baies vitrées et les filets dans le haut, en plus des bancs pour les joueurs», a mentionné le directeur.

Stéphane Thivierge est celui qui est allé à Montréal afin de choisir la bonne glace. Les panneaux de synthétique auront finalement coûté près de 10 000 $. À la fin, il ne restait qu’à installer les filets sur les buts. Le maire Jacques Lessard et son frère Normand ont d’ailleurs passé plusieurs heures à l’école afin d’effectuer cette tâche. Enfin, des professeurs ont également contribué en sablant et en peinturant les poteaux.

Comme sur une véritable glace

Selon ceux l’ayant utilisé, il n’y a pas de doute, on se croirait presque sur une véritable patinoire sur la nouvelle glace synthétique.

«Il faut prendre le temps de s’habituer, mais c’est presque pareil. C’est sûr que je vais pouvoir m’améliorer plus rapidement avec mes déplacements et les retours», a observé l’élève en secondaire 5, Dany Bellavance.

En plus du programme des Gaulois à la Polyvalente de Disraeli, le gardien de but fait également partie de l’équipe midget BB des As de Thetford. «J’ai joué mes cinq années du secondaire pour les Gaulois à raison de trois séances sur la glace par semaine. C’est beaucoup de hockey, mais j’aime ça», a-t-il ajouté.

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