Usine de filtration d’eau potable : Disraeli rencontrera le ministère

Usine de filtration d’eau potable : Disraeli rencontrera le ministère
Près de 2000 citoyens de Disraeli s'abreuvent au réseau d'aqueduc et vivent

La Ville de Disraeli rencontrera le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) le 19 août à propos du dossier de l’usine de filtration d’eau potable qui traîne depuis 13 ans. 

Le sujet est revenu à l’avant-plan à la suite d’une sortie médiatique de la part de la municipalité qui souhaitait exprimer le «ras-le-bol» de ses citoyens et, aussi, sa propre exaspération dans cette histoire qui n’a pas encore eu de conclusion. Le 10 juillet dernier, un nouvel épisode d’eau noire a en effet frappé la ville.

«Après 13 ans, c’est le temps que ce problème se règle. Nos citoyens ont le droit d’avoir une eau limpide qui n’abîme pas les vêtements et qu’ils ont envie de boire comme n’importe quelle autre personne au Québec», martèle le maire de Disraeli, Jacques Lessard.

Actuellement, la ville puise son eau en surface. Habituellement, elle est plutôt de couleur jaune, mais lorsque le réseau est trop en demande, elle devient noire. Pour remédier à la situation, Disraeli aurait besoin d’une toute nouvelle usine de filtration d’eau qui coûterait entre 5 et 6 millions $. C’est justement ce dossier qui traîne alors que les ingénieurs de la municipalité et le gouvernement ne s’entendent pas sur le procédé à utiliser.

«Le gouvernement dit une chose et nos ingénieurs nous disent autre chose. Il y a 1,1 million $ de différence entre les deux. Au fond, c’est une question d’argent», soutient M. Lessard.

Une rencontre est donc prévue avec le MAMOT afin de dénouer l’impasse. «Nous voulons savoir quel procédé ils vont payer et combien. Nous avions déjà rencontré des citoyens par le passé et nous parlions de 350 $ de taxes d’eau par compte. C’est beaucoup trop gros comme augmentation, il faut respecter la capacité de payer des gens. Nous verrons ce qu’il adviendra de cette rencontre, mais une chose est sûre, notre patience a assez duré», conclut le maire de Disraeli.

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