Les Irlandois poursuivent leur combat pour le lac à la Truite

Les Irlandois poursuivent leur combat pour le lac à la Truite

Une Association de protection du lac à la Truite (APLTI) a été créée à Irlande, le dimanche 23 août. Ce regroupement se veut le protecteur des eaux de la Haute Bécancour.

Sa création permettra d’avoir une meilleure représentativité auprès des intervenants de la gestion des eaux, ainsi que la possibilité d’aller chercher du financement pour effectuer les recommandations du mémoire.

Ce dernier, intitulé «Le lac à la Truite d’Irlande en voie de disparition», a été rédigé par les membres fondateurs de l’APLTI, soit Benoît Lemay, Martin Turcotte et Réjean Vézina. Ces derniers ont collaboré étroitement avec les associations riveraines des lacs William, Joseph et Miller. Le maire d’Irlande, Bruno Vézina, a présenté le mémoire à l’occasion de l’assemblée de fondation.

Selon l’association, il est grand temps que les gouvernements s’occupent de ce dossier. «La route 112, à la suite de son effondrement, coûte 100 millions $ pour 10,3 km. La restauration de la vieille mine King se fait au coût de 6,6 millions $, subventionnée à 80 %. Maintenant que sera l’apport de nos gouvernements pour la réhabilitation du lac à la Truite d’Irlande», se questionnent les membres.

Depuis 60 ans

Rappelons que la situation ne date pas d’hier. En effet, de 1955 à 1959, on vide lac Noir à l’aide d’une drague pour y exploiter l’amiante. D’après les données amassées, cette opération coûte plus de 35 millions $ et on y extrait 23 millions de mètres cubes de boue que l’on déplace le long de la rivière Bécancour, vers l’étang Stater. Ce dernier n’est pas en mesure de retenir toute cette boue, donc une grande quantité poursuit son chemin vers le lac à la Truite et le lac William.

Selon les principaux intervenants au dossier, il ne fait pas de doute que l’ensablement du lac et la mauvaise qualité de l’eau ont contribué à la disparition des populations de truites.

En 1985, le ministère de l’Environnement du Québec a publié un rapport portant sur les principaux bassins hydrologiques du Québec. Il était déjà clair que le tronçon compris entre l’aval de Thetford Mines et le lac William était à l’époque très dégradé et l’un des plus pollués du Québec. Il y a trente ans, l’état du lac à la Truite d’Irlande était donc déjà considéré comme urgent. Malgré tout, rien n’a bougé depuis.

Pour plus d’informations sur l’association, visiter son site Web au www.aplti.org.

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