Le travail de Stéphane Lachance est reconnu

Le travail de Stéphane Lachance est reconnu
Stéphane Lachance espère avoir d'autres opportunités avec la Fédération québécoise de boxe olympique.

L’entraîneur et propriétaire du Club de boxe de Robertsonville, Stéphane Lachance, a récemment été choisi par la Fédération québécoise de boxe olympique afin d’accompagner une dizaine d’athlètes de niveau junior pour un camp à Boston.

Cette fin de semaine d’entraînement, qui a eu lieu en février, visait à bien préparer les boxeurs québécois en vue des Championnats canadiens ayant lieu à la fin mars à Québec. «Le Club de Robertson était le seul avec deux représentants à ce camp [Thomas Chabot et Jason Genest] alors je crois que dans ce temps-là, ça signifie qu’on fait quelque chose de bien», soutient l’entraîneur dont le club est situé au 5266, boulevard Frontenac Est, dans le secteur Robertsonville à Thetford Mines.

Il s’agissait de la première expérience pour Stéphane Lachance en tant qu’entraîneur d’une équipe du Québec et il souhaite que ce ne soit pas la dernière. «Ça peut être difficile d’être choisi parfois, mais en ayant des boxeurs qui ont du succès, ça aide beaucoup. Ça s’est très bien passé là-bas et j’espère m’être fait un nom pour qu’on pense encore à moi si d’autres opportunités se présentent.»

Selon lui, le Québec n’a rien à envier aux Américains et encore moins au reste du Canada quant au niveau de ses boxeurs. «Ce n’est pas gênant se mesurer aux autres. Au Canada, nous sommes la province la plus forte. Le championnat du Québec est déjà très dur et en arrivant aux Canadiens, tu as une longueur d’avance. Je ne dirais pas que c’est facile, mais la marche n’est certainement pas si haute que l’on pourrait le croire», observe-t-il.

Des débuts modestes

Stéphane Lachance a commencé les sports de combat au début de l’adolescence, ayant d’abord participé à des compétitions de taekwondo. C’est par la suite que la boxe est arrivée dans sa vie. «On m’a proposé de participer à des combats, même si je ne connaissais pas grand-chose à la boxe à l’époque. J’ai appris "sur le tas", mais j’aurais aimé avoir quelqu’un avec moi pour m’accompagner comme je le fais avec les jeunes aujourd’hui», raconte-t-il.

Ce dernier a suivi un cours d’entraîneur en 1996 avant d’arrêter la boxe pendant un certain temps en 1997. C’est finalement en 2001 que le Club de boxe de Robertsonville a été créé dans le sous-sol de sa maison sur la rue Lehoux. Après avoir fait quelques autres endroits, le club a finalement élu domicile dans son local actuel du boulevard Frontenac Est il y a deux ans. Travaillant auparavant avec un ring plus modeste, ils en ont obtenu un réglementaire en décembre 2014. «Certains [autres clubs] auraient été gênés de voir le nombre de bons boxeurs que nous avons formé avec ce que nous avions comme installations», souligne l’entraîneur avec fierté.

Objectif : développer des athlètes

La première motivation de Stéphane Lachance est de voir ses athlètes s’améliorer. «J’aime monter des athlètes à un certain niveau. Quand tu les amènes à progresser, à se surpasser et quand ils performent en compétition, c’est valorisant pour l’entraîneur. Il faut avant tout être passionné et c’est certain que je ne fais pas ça pour l’argent. Toutefois, quand tu formes de bons athlètes et que cela se sait, certaines opportunités peuvent arriver», affirme celui qui s’occupe présentement d’une trentaine d’athlètes.

Même si le talent est un gros atout, la boxe nécessite beaucoup plus que cela selon Stéphane Lachance. «Tu peux être le boxeur le plus talentueux au monde, mais si tu n’as plus de souffle après un round, tu ne gagneras pas. Il faut être fort physiquement, agile et en forme. C’est peut-être bien mieux d’avoir un bon cardio que plus de talent et cela ne s’acquiert qu’avec le travail», mentionne-t-il en prenant comme exemple Thomas Chabot.

Enfin, l’entraîneur vivra une nouvelle expérience en juin puisque pour la première fois, quelques-uns de ses boxeurs se battront dans un combat professionnel. «Je crois que nous étions rendus là et prêts à monter une marche. Nous avons de bons boxeurs et ce sera plaisant de les amener jusque-là», souligne-t-il en faisant référence au Gala pro-am qui devrait notamment mettre en vedette trois boxeurs du Club de Robertsonville, soit Dave Leblond, Sébastien Roy et Pier-Luc Martel. 

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