Un défi n’attend pas l’autre pour Richard Tremblay

Un défi n’attend pas l’autre pour Richard Tremblay
Dans une semaine normale

Richard Tremblay participera, en avril 2017, à son 12e Ironman. Malgré les difficultés et l’âge qui avance, l’athlète d’Adstock n’est toutefois pas près de ralentir.

«Je vise une participation à la compétition présentée en Afrique du Sud. Je ne l’ai jamais fait alors ce sera quelque chose de nouveau pour moi»,  raconte le sportif de 54 ans.

Outre les onze Ironman auxquels il a pris part, soit ceux de Panama City Beach en Floride (cinq fois), Cozumel au Mexique (deux fois), Mont-Tremblant (deux fois), Caroline et Nice en France, il participe à environ quatre ou cinq compétitions de triathlon, marathon ou autre par année, auxquelles il termine souvent dans les premières positions de son groupe d’âge. D’ailleurs, à ses deux derniers, à Magog et Gatineau, il a réussi à terminer au deuxième et au troisième rang respectivement chez les 50-54 ans.

Soulignons qu’un triathlon est plus court qu’un Ironman. En effet, le triathlon comprend 1500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course à pied, tandis que l’Ironman est beaucoup plus exigeant avec 3800 mètres de nage, 180 kilomètres de vélo et 42,2 kilomètres de course à pied.

«Mes plus belles années sont derrière moi. J’ai battu mes propres records jusqu’à l’âge de 42 ans. Avant, je faisais tout cela pour obtenir des résultats, mais maintenant je ne le fais que pour me garder en forme et pour le plaisir. Je suis quand même encore capable de me démarquer», soutient Richard Tremblay.

Ce type d’activité nécessite des dépenses quand même assez importantes. «C’est beaucoup d’argent, mais c’est ma vie. Pour un Ironman, ça coûte environ 3000 $ incluant l’inscription, le billet d’avion et l’hôtel. Ça me permet quand même de visiter différents endroits», explique-t-il.

La valeur de l’expérience

Richard Tremblay a commencé à pratiquer l’athlétisme et la course à pied au secondaire. Il est devenu un coureur élite dans sa jeunesse avant de devoir modifier son rythme de vie.

«J’ai arrêté de courir de façon importante en raison des blessures. J’ai décidé de bouger autrement. Aussi, avec la famille qui était là moins de temps. J’ai donc commencé à nager et à faire du vélo, mais jamais je n’aurais pensé faire des Ironman à ce moment», affirme le père de quatre enfants d’âge adulte.

La plus belle période des athlètes élite se situe entre 27 et 32 ans. Dans son cas, ses meilleures années ont été plus tardives, soit entre 37 et 42 ans. «Quand tu es jeune, tu peux faire beaucoup d’erreurs. Tu pars trop vite et trop fort. Tu deviens meilleur avec l’expérience.»

Avoir un objectif

Une semaine normale pour Richard Tremblay comporte entre 10 et 12 heures d’entraînement, à la nage, au vélo, à la course ou au gym. Cependant, 16 semaines avant une compétition Ironman, ces heures se multiplient. «Je peux faire entre 20 et 22 heures par semaine lorsque j’ai un objectif précis. Si je n’en ai pas, disons que je m’entraîne de façon plus relax», avoue-t-il.

Selon lui, l’entraînement d’un triathlonien nécessite 50 % de vélo, 30 % de course à pied et 20 % de nage. Les meilleurs à la course à pied, comme lui, obtiennent plus souvent de bons résultats. «Je suis un moyen nageur, un bon cycliste, mais un très bon coureur», dit-il.

Pour ce qui est de l’alimentation, Richard Tremblay ne suit pas un régime particulier, mais fait un peu plus attention à l’approche des compétitions, sans pour autant être trop sévère.

«Il faut s’amuser et ne pas se faire mal avec la nourriture. Il faut que tu te fasses plaisir de temps en temps», conclut-il.

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