LDetek : une entreprise en pleine expansion

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Par Claudia Fortier
LDetek : une entreprise en pleine expansion
Dany Gagné et Louis Paradis (absent de la photo pour cause de voyage d’affaires en Corée du Sud!) ont lancé LDetek en 2009. (Photo : Courrier Frontenac – Claudia Fortier)

Avoir comme clients des géants tels que Samsung, Apple, la NASA, Boeing, Bombardier, Coca-Cola et Pepsi, ce n’est pas banal. C’est toutefois ce dont peut se vanter l’entreprise thetfordoise LDetek qui se spécialise dans la fabrication d’analyseurs basés sur la chromatographie en phase gazeuse.

«Nous prenons part à la matière première quand elle est créée. Nous touchons le marché de l’électronique lors de la fabrication des cartes mémoires, ainsi que celui de l’acier. Les compagnies d’aviation utilisent nos produits pour fabriquer les moteurs, afin de s’assurer que l’acier est de qualité et qu’il n’y a pas de faille. Nous touchons aussi le domaine de la pétrochimie, notamment pour les plastiques, et des centres de recherche comme celui de la NASA ou de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire», explique le cofondateur de LDetek, Dany Gagné.

De plus, l’entreprise possède des clients dans le secteur de l’environnement pour les gaz à effet de serre. «C’est de plus en plus populaire, surtout en Asie. Ils mesurent beaucoup les volatiles organiques dans l’air pour contrôler le niveau de pollution. Les clients sont des villes, des gouvernements et des firmes spécialisées», précise M. Gagné.

Parmi les autres usages de ces analyseurs, mentionnons le contrôle de la qualité du CO2 qui se retrouve dans les boissons gazeuses. Des vignobles français se retrouvent aussi au nombre des acheteurs.

Au total, 95 % de la clientèle de LDetek provient de l’international alors que celle du Québec représente 5 % de son chiffre d’affaires. L’entreprise possède d’ailleurs un bureau permanent en Chine.

Croissance rapide

LDetek a été lancée en 2009 par Dany Gagné et Louis Paradis à la suite du départ de Contrôle analytique, compagnie pour laquelle travaillaient les deux hommes. «Nous avons commencé dans mon sous-sol. Nous nous sommes ensuite retrouvés en 2012 dans un local de 2000 pieds carrés situé sur la rue Saint-Alphonse. Nous avons commencé avec trois employés et nous en avons maintenant plus de 30. Ça nous a pris cinq ans pour solidifier la technologie, la faire certifier et accréditer. C’est un long processus parce que c’est un marché très conservateur et nous étions une compagnie toute jeune. Il faut constamment se prouver», raconte Dany Gagné.

«Nous cherchons à rentrer dans le marché des raffineries. Nous avons la technologie pour le faire, mais il nous manque les certifications.» – Dany Gagné

Depuis un peu plus d’un an, LDetek a déménagé dans une bâtisse de 10 000 pieds carrés située sur la rue Monfette Est. «Nous avons mis le pied sur l’accélérateur en 2016 et cela nous a permis de doubler nos chiffres à l’intérieur de la même année. Au début, Louis et moi portions plusieurs chapeaux, mais plus la compagnie grossit, plus c’est important d’avoir les bonnes personnes aux bonnes places. Maintenant, notre travail est de structurer l’entreprise pour la faire croître. Nous nous donnons un délai de trois ans pour encore doubler nos affaires», souligne l’entrepreneur.

Les copropriétaires pourront éventuellement faire agrandir le bâtiment dans lequel ils se trouvent puisque le terrain le permet. Instaurer deux quarts de travail n’est d’ailleurs pas écarté. Ils misent également sur l’intelligence artificielle pour améliorer leur productivité.

«C’est un projet que nous développons depuis près d’un an et nous devrions être prêts à le promouvoir au début de l’année 2019, soutient Dany Gagné. Nous voulons que la machine soit capable de s’autodiagnostiquer afin de déterminer si une composante est défectueuse. Au lieu d’attendre qu’elle brise, elle pourra nous aviser nous, le client, ainsi que le fournisseur de la pièce pour qu’il lui en envoie une nouvelle. L’intelligence artificielle a aussi la capacité de faire beaucoup dans l’assemblage. Présentement, elle reste 16 heures par jour à ne rien faire parce que nous travaillons sur des horaires de huit heures. Nous pourrons en programmer davantage et la machine pourra continuer le travail durant les heures de fermeture».

Rappelons enfin que LDetek a conclu en 2016 un partenariat avec l’entreprise BXA Innovation qui a pour but de joindre les niveaux de connaissances scientifiques connexes des deux sociétés afin de développer et faire croître les produits de BXA. Cette dernière a pour mission de concevoir et développer des équipements de conditionnement et de décontamination des produits biologiques répondant aux besoins de différents marchés de traitement et de dispositions, comme celui des eaux usées.

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