Un pas en avant, un pas en arrière

Opinion
Un pas en avant, un pas en arrière

Dans l’article du Courrier Frontenac du mercredi 26 décembre, la société KSM n’attire l’attention que sur les aspects positifs de son projet visant à faire de l’engrais avec les résidus miniers. Elle évite de parler des impacts sur l’environnement du fait d’utiliser de l’acide pour y arriver. Est-ce que la main gauche sait ce que la main droite fait?

Si KSM, la Municipalité ou le gouvernement voulaient être sérieux et responsables au sujet de la fabrication d’engrais, ils s’intéresseraient au «fumier humain» qui est enfoui ou déversé sous forme diluée dans les rivières et cours d’eau, autrement dit dans l’environnement immédiat d’espèces considérées inférieures. Cela nous donne bonne conscience; tout en entretenant la croyance qu’on peut échapper aux conséquences de nos actions et que seuls les résultats immédiats et les profits comptent.

Sylvain Pilon
Black Lake

 

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Jacques Drouin
Jacques Drouin
2 années

Je suis tanné d’entendre parler d’environnement
est-ce que je peux vivre….je trouve qu’ ici au
Canada nous vivons dans un pays propre pas parfait comparé à Inde, Chine, Amérique du Sud
alors pourquoi pas de la verdure au lieu d’un
paysage lunaire quand on sait déjà que tout autour des sites miniers ces poluer, c’est pas parfait mais ça donne de la vie à notre région
qui n’a beaucoup besoin…….

Raymond Raby, ingénieur à la retraite

Bonjour monsieur Pilon,
Je suis demeuré un peu estomaqué à la lecture de votre commentaire sur les travaux de KSM à Thetford Mines visant à produire de l’engrais à partir de résidus miniers au moyen d’acide. Connaissant un peu ce procédé de valorisation des résidus, je crois que le projet constitue une excellente initiative de développement industriel de l’ère post-amiante pour diversifier l’économie régionale.

Parlant d’impact sur l’environnement, il faut savoir que les haldes de résidus titrent en moyenne un pH élevé à 9 à 9.5 et 8-10% en humidité et qu’ils contribuent à réduire la quantité de gaz carbonique dans l’air grâce à sa retombée sous forme d’acide carbonique permettant de cimenter la surface des haldes et ainsi réduire substantiellement la poussière par l’érosion éolienne. Il faut savoir également que l’air ambiant à Thetford Mines comme à Asbestos charrie moins de fibres d’amiante que dans la plupart des grandes villes au Québec ou ailleurs.

Attaquer chimiquement les résidus miniers de serpentine à l’acide chlorhydrique notamment est un procédé de base pour valoriser les résidus en permettant d’y extraire une gamme de produits dérivés du magnésium tels que oxyde de magnésium aussi connu comme le lait de magnésie et plusieurs autres produits industriels de base comme l’hydroxyde, le chlorure ou encore le sel Epsom ou le silicate de sodium. Ce procédé industriel est bien connu ailleurs dans le monde et utilisé en respectant les normes applicables de l’environnement. Québec, 12 janvier 2019