Capital expansion région Thetford victime de son succès

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Par Jean-Hugo Savard
Capital expansion région Thetford victime de son succès
L'organisme occupe des espaces dans le même bâtiment que l'Espace entrepreneuriat région Thetford. (Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

Le conseil d’administration du fonds Capital expansion région Thetford (CERT) entend s’adresser au gouvernement fédéral afin que celui-ci accepte de consentir à sa recapitalisation, à un niveau suffisant, tant pour son enveloppe d’investissement que pour celle de son fonctionnement.

L’organisme à but non lucratif a pour mission de favoriser et stimuler le développement économique de la MRC des Appalaches par l’investissement dans les entreprises en démarrage, en croissance, en transfert ou en relève.

Son lancement en 2015 était doté d’une enveloppe de 5 millions $, mais sur un horizon de cinq ans, se terminant le 31 mars 2020. En date du 29 janvier dernier, le solde autorisé par Développement économique Canada était de 857 325 $, alors que plusieurs projets sont actuellement sous analyse, dont les quatre plus avancés représentent des demandes totalisant 580 000 $.

«Nous sommes un peu victimes de notre succès. Si nous sommes capables d’obtenir d’autres capitalisations, cela permettra d’aider davantage de projets d’entreprises. Il ne reste plus beaucoup d’argent», a mentionné au Courrier Frontenac le directeur général, Guy St-Amand.

Depuis quatre ans, CERT s’est impliqué à hauteur de 4 142 675 $ dans 23 projets et a permis la création ou le maintien de 599 emplois. Les investissements autorisés prévoient des échéances de remboursement de cinq à dix ans. M. St-Amand voit venir rapidement la date du 31 mars 2020. «Nous pouvons dire que le temps presse parce qu’il y aura des élections à l’automne. Un coup déclenchées, c’est plus difficile de parler aux organisations.»

Bien qu’aucun montant ne soit arrêté pour le moment, le directeur général estime important de continuer à soutenir financièrement les entreprises. «Il y a eu de grosses pertes à la suite de la fermeture des mines et des impacts sur la région. Plus de la moitié du travail reste à faire. Nous ne pourrons probablement jamais récupérer 100 % de ce qui a été perdu, mais nous espérons en obtenir un fort pourcentage.»

Notons que sa création en 2015 découlait de l’Initiative canadienne de diversification économique des collectivités tributaires du chrysotile. Ce fonds de 50 millions $ est aujourd’hui épuisé. Les différents intervenants du milieu réclament d’ailleurs sa recapitalisation.

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