Excellente année pour la vente résidentielle en Chaudière-Appalaches

Par Frédéric Desjardins
Excellente année pour la vente résidentielle en Chaudière-Appalaches
Environ les deux tiers des Québécois possèdent une propriété. (Photo : depositphotos.com)

Dans presque toutes les MRC en Chaudière-Appalaches, le marché de la vente immobilière a été profitable au secteur unifamilial en 2018.

La MRC des Appalaches fait d’ailleurs bonne figure avec une hausse de 6 % par rapport à 2017. Le prix médian a cependant chuté de 7 % pour atteindre 105 500 $.
Cette donnée, contrairement au prix moyen, tient compte des délais de vente et de l’écoulement de l’inventaire immobilier.

«Le prix médian n’est pas influencé par les valeurs extrêmes. Dans les MRC comptant moins de 300 transactions, les données sont aussi à interpréter avec prudence, car il suffit d’un petit ou gros nombre (vente/prix) pour faire gonfler ou trop diminuer les statistiques», d’expliquer Estelle Filiatrault-Bégin, économiste chez JLR Solutions Foncières.

Cette situation s’applique aux MRC Robert-Cliche, Les Etchemins, Montmagny et l’Islet où les variations statistiques sont très grandes, négativement comme positivement (voir boîte infos).

Dans les autres MRC, les ventes ont augmenté ou subi une légère diminution de 1 %. Ces variations concordent avec le prix médian, excepté dans les secteurs de Lotbinière et des Appalaches, où les propriétaires ont vendu leur résidence à un prix égal ou inférieur à 2017.

«La conjoncture économique influence beaucoup le marché. En ayant plus d’offres que de demandes, l’avantage va à l’acheteur pour le choix et les négociations», rappelle Mme Filiatrault-Bégin.

Plus dur d’emprunter

Pour l’année en cours, la FCIQ s’attend à un marché stable ou une faible hausse de 1 % des ventes dans l’unifamilial.

Maintenant, la capacité de l’emprunteur est mesurée par une simulation de crise. L’exercice confirme si le futur propriétaire pourrait payer son prêt hypothécaire au taux d’intérêt applicable le plus élevé, en comparant ceux de l’institution financière prêteuse et de la Banque du Canada.

«La mesure s’appliquait initialement aux personnes devant payer l’assurance de la SCHL (Société canadienne d’hypothèques et de logement). Elle a été étendu aux emprunteurs donnant une mise de fonds égale ou supérieure à 20 %», mentionne Yanick Desnoyers, économiste en chef à la FCIQ.

Comme la Banque du Canada a relevé son taux directeur cinq fois entre juin 2017 et décembre 2018, on ne prévoit pas une hausse drastique des taux d’intérêt en 2019 au sein des institutions financières.

«Dans ce contexte, le bassin d’acheteurs sera surtout réduit aux propriétaires actuels souhaitant acheter une autre résidence. La maison unifamiliale représente 88 % du marché immobilier, le reste étant du condo ou du plex. Les deux tiers des Québécois possèdent une propriété», dit M. Desnoyers.

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