Le «père du bronze» s’est éteint

Par Carol Isabel
Le «père du bronze» s’est éteint
Passionné de culture, le peintre et sculpteur, Gérard Bélanger, a laissé un bel héritage lui qui est à l'origine du développement du créneau du bronze dans la municipalité d'Inverness. (Photo : www.lanouvelle.net – Archives)

Gérard Bélanger, celui que l’on surnommait affectueusement le «père du bronze», est décédé le samedi 23 mars des suites d’une maladie neurodégénérative, la démence à corps de Lewy, à l’âge de 83 ans.

Cet artiste montréalais a choisi de s’établir à Inverness en 1974. Il a été en 1987 l’initiateur de la Fonderie d’art d’Inverness qui allait devenir le point de départ du créneau du bronze dans la municipalité.

«C’est grâce à lui que les trois industries du bronze, le Musée, la Fonderie d’art, l’Atelier du bronze et même les deux galeries d’art existent aujourd’hui», de commenter l’actuel propriétaire de la Fonderie d’art d’Inverness, Emmanuel Descoutiéras.

«Auparavant, nos sculpteurs québécois devaient se rendre aux États-Unis pour faire couler leurs œuvres et c’est pour eux autres qu’il a décidé de fonder la première fonderie d’art au Québec», d’ajouter M. Descoutiéras.

En 2012, la Fonderie d’art d’Inverness avait d’ailleurs rendu hommage à M. Bélanger en lui dédiant un buste à son effigie afin de le remercier pour tout ce qu’il avait fait pour le haut lieu du bronze ayant entraîné avec lui l’économie du village et pour avoir changé le portrait d’Inverness qui s’est tournée vers la culture et le bronze.

www.lanouvelle.net – Archives

M. Bélanger s’était dit fier à ce moment de tout ce qu’il avait accompli et avait souhaité qu’Inverness demeure un fleuron culturel pour des années à venir.

Peintre et sculpteur, l’artiste compte aussi plus de 600 œuvres vendues à travers le monde. Il a exposé peintures et sculptures partout au Québec ainsi qu’à Vancouver, aux Bahamas et à Tokyo. Il a aussi réalisé de nombreux projets d’intégration des arts à l’architecture, notamment les portes du Musée du Bronze d’Inverness et celles du jardin de l’hôtel de ville de Québec.

C’est sa conjointe, Hélène Pagé, qui a fait part de la triste nouvelle sur sa page Facebook samedi matin écrivant notamment que cet artiste engagé dans la quête de la beauté, où s’affrontent tension et élan vers l’équilibre, nous laisse une œuvre marquée par la force et la fragilité précisant aussi que ses peintures et sculptures de même que ses remarquables bronzes continueront de nous émouvoir. «Il aura aussi donné au Québec une industrie culturelle d’exception, créant la première fonderie d’art à Inverness. Ses enthousiasmes, sa quête esthétique, sa ténacité, son humour, sa générosité, nous manqueront. Son œuvre nous accompagnera.»

Sur les réseaux sociaux, les témoignages de sympathies sont également nombreux à l’égard du sculpteur passionné qui a changé la face de la municipalité d’Inverness.

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