Une politique plus précise pour la mise sous garde au CISSS-CA

Par Sébastien Roy
Une politique plus précise pour la mise sous garde au CISSS-CA
Le docteur Michel Laroche est responsable du programme de santé mentale et de dépendance du CISSS-CA. (Photo : L’Éclaireur-Progrès – Sébastien Roy)

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) a adopté une politique plus précise concernant la mise sous garde de personnes contre leur gré si elles présentent un danger pour elles-mêmes ou pour autrui lors de sa plus récente séance du conseil d’administration, qui a eu lieu le 27 mars au Centre local de services communautaires (CLSC) de Beauceville.

Cette mesure fait suite à la publication d’un cadre référent et d’un protocole par le ministère de la Santé et des Services sociaux. «Le protocole vient baliser toutes les interventions que l’on doit faire et les délais que l’on doit respecter sans contrevenir à la Charte des droits et libertés de la personne», explique le directeur du programme de santé mentale et de dépendance du CISSS-CA, Michel Laroche.

Cette mise sous garde peut durer jusqu’à trois jours. «S’il faut aller plus loin que 72 heures, on doit se présenter devant le tribunal avec des preuves médicales sur la dangerosité qui vont démontrer qu’on doit la garder pour son bien ou la protection du public», ajoute l’avocate et directrice-adjointe des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, Kathy Plante.

Il existait déjà une procédure de mise sous garde. «La pratique a toujours été légiférée. Ce que fait le Ministère, c’est de nous rappeler la façon de faire», précise M. Laroche. Le gouvernement a donc établi une liste de 70 étapes à respecter.

«Ce qu’il nous demande, c’est de la rigueur et de respecter tous les impératifs demandés», résume-t-il.

Soutien aux maisons des jeunes

Quelques dizaines d’adolescents qui fréquentent l’un des différents points de services de la Maison des jeunes (MDJ) Robert-Cliche sont venus témoigner des bienfaits que leur apporte l’organisme.

C’est le président du comité jeunesse de la Maison des jeunes de Tring-Jonction, Ilyes Vachon, qui a pris la parole au nom de ses camarades. Il n’hésite pas à dire que la MDJ a changé sa vie.

«Quand j’ai commencé [à y aller], j’étais un jeune mal dans sa peau, timide, et si je pouvais être dans l’ombre, me faire oublier, ça faisait mon affaire», affirme Ilyes, âgé de 15 ans.
Il qualifie l’endroit d’une deuxième maison, «une deuxième famille même». «Je me sens accepté, qu’importe ce que je suis. […] J’ai gagné confiance en moi, en les autres et bien plus encore. Je me suis senti à ma place pour la première fois depuis bien trop longtemps», conclut-il.

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