Début de campagne : Luc Berthold décoche une première flèche

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Par Jean-Hugo Savard
Début de campagne : Luc Berthold décoche une première flèche
Luc Berthold en compagnie de son épouse et d'une partie de son équipe. (Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

Le député sortant de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, a procédé au lancement de sa campagne électorale, jeudi matin.

Il a, dans un premier temps, reproché aux autres formations politiques de ne pas être prêtes. «Il n’y a pas de candidats des grands partis qui sont confirmés pour le moment. C’est un peu surprenant parce que la date du 21 octobre pour l’élection était connue depuis 2015. Je pense que c’est un manque de respect pour la population.»

M. Berthold ne chômera pas puisqu’il entend sillonner le comté comme il l’a fait au cours des quatre dernières années. «C’est ce que j’aime le plus de ce premier mandat. J’ai été présent partout. J’ai parcouru les 50 municipalités, participé aux activités des organismes et fait des visites d’entreprises. J’étais là pour sonder ce que les gens pensaient et voulaient.»

Plusieurs enjeux seront abordés par celui qui demande à la population de lui réitérer leur confiance. «Il y aura des engagements en environnement, en agriculture, mais également au niveau de la main-d’œuvre et des travailleurs immigrants, ainsi que des résidus miniers.»

Concernant la pénurie de main-d’œuvre, Luc Berthold croit qu’il est important que le gouvernement fédéral agisse maintenant. «Quand j’étais maire de Thetford Mines, on commençait à voir apparaître des affiches d’offres d’emploi, maintenant, il y en a presque partout. C’est incroyable le nombre de projets dont les gens hésitent à réaliser parce qu’ils ne sont pas certains d’avoir des employés pour les réaliser.»

À son avis, cela met un frein sur la diversification économique de la région. «Nous avions une solution, soit la main-d’œuvre étrangère, mais le système est engorgé. Les entreprises sont obligées de dépenser des fortunes en avocats et en agences pour faire venir ces gens-là et il n’y a malheureusement pas une bonne écoute du côté des fonctionnaires qui ne comprennent pas la réalité dans nos régions. Il faut changer cela et notre parti travaille très fort pour améliorer ce programme», a-t-il dit.

En ce qui a trait aux résidus miniers, le représentant du Parti conservateur estime qu’Ottawa doit faire sa part financièrement pour réhabiliter les anciens sites, en plus d’appuyer les entreprises et les particuliers qui doivent assumer les coûts additionnels en raison des normes de santé et de sécurité.

Quant au fonds de 50 millions $ découlant de l’Initiative canadienne de diversification économique des collectivités tributaires du chrysotile qui est épuisé, Luc Berthold croit que le gouvernement du Canada devrait y injecter une vingtaine de millions $ supplémentaires. «Développement économique Canada a fait un bon travail au cours des dernières années, mais il manque encore des sommes pour permettre de terminer tous les projets qui sont commencés.»

Enfin, questionné par un adversaire potentiel quant à sa position sur le droit au libre choix à l’avortement, le député sortant a dit qu’il avait déjà répondu à cette question dans un envoi collectif en août dernier. «Ma position était claire. C’est un débat qui est clos et qu’on ne rouvrira pas. Je ne débattrai pas là-dessus pendant toute la campagne.»

Dans cet envoi, il était notamment écrit : «J’ai pris l’engagement politique de toujours défendre le droit de choisir des femmes, et je ne serai jamais membre d’un parti politique qui voudrait faire le contraire.»

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