Des bourses d’excellence pour promouvoir la formation en technologie minérale

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Par Jean-Hugo Savard
Des bourses d’excellence pour promouvoir la formation en technologie minérale
Robert Rousseau, directeur général du Cégep de Thetford, Gervais Jacques, Rio Tinto, ainsi que les enseignants Francis Donati-Daoust et Sophie Côté du Département de technologie minérale (Photo : Gracieuseté)

La compagnie Rio Tinto offrira dès cette année des bourses d’excellence à des étudiants inscrits au programme de Technologie minérale dispensé par le Cégep de Thetford. L’entente initiale est de trois ans et se chiffre à 45 000 $.

Les étudiants de deuxième et troisième année du programme seront admissibles et un processus de sélection sera mis en place par le Département de technologie minérale pour déterminer les candidats correspondant le mieux aux standards d’excellence. Ainsi, trois bourses de 5000 $ seront remises par année et couvriront les trois profils de formation en géologie appliquée, en exploitation et en minéralurgie.

L’objectif premier de cette initiative, au-delà de reconnaître l’excellence chez les étudiants, est de faire connaître les besoins importants de main-d’œuvre au sein de cette industrie. «Nous avons 10 000 employés au Canada et à peu près 15 % d’entre eux prendront leur retraite dans les deux prochaines années. Puis, nous avons une croissance de 3 à 4 % cette année. Donc, nous avons besoin de travailleurs additionnels», a mentionné Gervais Jacques, directeur exécutif, opérations – Atlantique chez Rio Tinto Aluminium.

Cet ancien étudiant du Cégep de Thetford, originaire de Sacré-Cœur-de-Marie, a ajouté que l’industrie recherche des gens qualifiés et que les étudiants du programme dispensé par l’établissement cadrent parfaitement avec les besoins actuels dans les usines et dans les mines.

Baisse de clientèle

Pour le directeur général du Cégep, Robert Rousseau, il est important de promouvoir davantage cette formation qui existe depuis maintenant 50 ans et qui fait face à une baisse de clientèle. «L’industrie minière est cyclique et le recrutement suit un peu cette tendance. Nous sommes passés d’une centaine d’inscriptions il y a quatre ans, à un peu moins de 40 cette année. Nous pourrions facilement doubler le nombre d’étudiants et ainsi mieux répondre aux besoins du milieu.»

Selon lui, le programme de Technologie minérale en est un pour lequel son établissement se doit de trouver des façons d’attirer davantage de clientèle.

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