La Polyvalente de Disraeli se tourne vers le futur

La Polyvalente de Disraeli se tourne vers le futur
Le laboratoire créatif servira dans le cadre des cours de science et des activités parascolaires. (Photo : Courrier Frontenac – Claudia Fortier)

La Polyvalente de Disraeli a inauguré, le jeudi 14 novembre, son tout nouveau laboratoire créatif, un espace moderne faisant place à la technologie.

Il est notamment doté de robots, d’imprimantes 3D, de lunettes de réalité virtuelle, de drones, de découpes de vinyle, d’une fraiseuse numérique, d’un écran vert pour la captation et le montage numérique, de tablettes, de portables, ainsi que d’un écran tactile de 75 pouces.

Le «Labo créatif» permettra d’intégrer ces technologies dans les cours de science de secondaire 1 à 5 et dans les activités parascolaires. «Il y a certains laboratoires que les jeunes faisaient dans un atelier avec des machines et outils qui seront modernisés. Ils pourront maintenant venir travailler avec du matériel numérique. Par exemple, ils auront la possibilité d’imprimer des engrenages et des pièces mécaniques en 3D», a expliqué le directeur de la polyvalente, Jonathan Brochu.

«Notre laboratoire créatif sera une fenêtre ouverte sur les sciences et technologies d’aujourd’hui visant à former les créateurs de demain» – Jonathan Brochu

Plusieurs partenaires

Afin de mener à bien ce projet, l’établissement a reçu l’aide de plusieurs partenaires. Les Caisses du Carrefour des lacs et de la région de Thetford, par l’entremise du fonds de 100 millions $ de Desjardins pour les régions, ont octroyé un montant de 50 000 $ pour l’acquisition des équipements spécialisés. Pour sa part, la Fondation Jean-Dupéré a attribué une somme de 23 475 $ afin de libérer une ressource pour qu’elle puisse travailler à l’élaboration d’outils pédagogiques et de projets en lien avec le matériel.

De plus, le Cégep de Thetford s’est engagé à offrir une formation personnalisée aux enseignants. Les coûts associés à cet aspect seront aussi assumés par la Fondation Jeunesse Secondaire Disraeli et la polyvalente, tandis que la Commission scolaire des Appalaches a contribué à l’aménagement du local qui a totalement été refait.

«C’est bien beau d’avoir ce matériel, mais ce n’est pas évident à faire fonctionner au départ et mes enseignants n’étaient pas nécessairement formés pour cela. Avec l’aide de la Fondation Jean-Dupéré, nous avons pu engager Mélanie Bélanger pour le développement pédagogique, préparer des activités et soutenir le personnel. C’est d’ailleurs commencé puisque des élèves ont déjà participé à des ateliers», a indiqué M. Brochu.

Des entreprises impliquées

Le projet a également attiré l’attention d’entreprises de la région comme Nutech, Oléotek, Prolab Technolub, ainsi que le Centre de technologie minérale et de plasturgie. «On ne se le cachera pas, il y a une pénurie de main-d’œuvre, comme partout ailleurs. Ces entreprises ont levé la main parce qu’elles ont ces types d’appareils chez elles, donc elles voient le potentiel pour les jeunes qui vont se familiariser avec cette technologie. Elles sont prêtes à collaborer avec des visites en entreprise et des stages dans le but de leur donner le goût de faire ces métiers et même à les engager pour un travail de fin de semaine ou d’été», a précisé le directeur.

Après la mise sur pied de plusieurs concentrations comme les arts du cirque, le hockey, le plein air et le théâtre, la Polyvalente de Disraeli ajoute donc une nouvelle corde à son arc en ouvrant le premier laboratoire créatif de la région. «Par l’exploration de nouveaux outils sollicitant la curiosité et le plaisir d’expérimenter, ce projet favorisera la fierté, la motivation et la persévérance scolaire de nos élèves», a conclu Jonathan Brochu.

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