«Allons-nous être bâillonnés en négo comme pour le projet de loi 40?»

Opinion
«Allons-nous être bâillonnés en négo comme pour le projet de loi 40?»
(Photo : Depositphotos.com)

Le Syndicat de l’enseignement de L’Amiante (SEA-CSQ) souhaite signifier au gouvernement de François Legault qu’il avait été démasqué. En effet, que ce soit avec le méprisant dépôt des demandes patronales ou avec l’inacceptable bâillon sur le projet de loi no 40, les enseignantes et enseignants du Québec ont découvert le vrai visage de François Legault et de Jean-François Roberge.

 

Le premier ministre et le ministre de l’Éducation font d’ailleurs l’objet d’une caricature dans les journaux ce matin, et c’est cette caricature qui se retrouve sur des banderoles installées dans chaque région du Québec. «On a tous entendu les beaux discours de la CAQ pour valoriser la profession enseignante. Le ministre Roberge affirmait vouloir réduire notre tâche trop lourde et trop complexe. Or, force est d’admettre que le gouvernement a parlé des deux côtés de la bouche, puisque les demandes patronales feraient exactement le contraire de ce qui avait été annoncé. Comme les masques sont tombés, nous nous demandons maintenant si nous serons également bâillonnés durant les négociations», a déclaré Francis Jacob, président du Syndicat de l’enseignement de L’Amiante (CSQ).

De plus, aujourd’hui, les directions d’établissement du nouveau centre de service des Appalaches, qui sont par ailleurs favorables au projet de loi no 40, recevront une lettre de la part du SEA-CSQ pour leur demander de justifier leur accord avec les demandes insultantes qui ont été formulées à l’endroit des enseignantes et enseignants dans le cadre du renouvellement des conventions collectives.

«On nous dit que le dépôt patronal, reçu comme une gifle par les enseignants, représente la volonté réelle des directions d’établissement. Qu’elles nous le disent ouvertement. Les masques, on n’en veut plus. Les enseignants du Québec ont été bafoués et ont subi leur lot de déception causée par des mirages et de fausses promesses. Ils méritent de meilleures conditions, ils méritent le respect et ils méritent qu’on leur donne l’heure juste», a conclu Francis Jacob.

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