Michel Côté, passionné de l’apiculture urbaine

Michel Côté, passionné de l’apiculture urbaine
Michel Côté est un véritable passionné des abeilles depuis plus d’une trentaine d’années. (Photo : Courrier Frontenac – Claudia Fortier)

Depuis plus d’une trentaine d’années, Michel Côté développe sa passion pour l’apiculture. Le résident de Thetford Mines est présentement à la recherche d’un endroit en hauteur afin de poursuivre ce qu’il a amorcé l’été dernier.

L’apiculteur avait en effet placé trois ruches sur le toit du Cégep de Thetford, mais il ne sera plus possible pour lui d’y retourner cette année et c’est pourquoi il a commencé à tendre des perches afin de se trouver une nouvelle place.

«En hauteur, c’est souvent l’idéal, dit-il. Sur le sol, les abeilles sont souvent dérangées par les moufettes, les ratons laveurs ou les autres petits animaux, ce qui nuit à la production. Il y a aussi les humains! Au Cégep, mes ruches se sont beaucoup multipliées et la production a été excellente», indique Michel Côté.

Selon l’apiculteur, placer les ruches en hauteur est bon pour la production.

Ses autres ruches se trouvent près du Centre jardin André Poirier, près de l’ancienne route 112 à Black Lake, ainsi que chez lui. Il a également un projet prévu dans un parc urbain de Sainte-Marie-de-Beauce où des visites scolaires pourraient avoir lieu.

Celui qui a commencé de façon autodidacte à Saint-Pierre-de-Broughton dans les années 1980 s’est par la suite déplacé en ville, notamment puisqu’il était plus difficile de continuer ce type d’activité en campagne. «Les abeilles n’ont plus d’endroits où butiner parce que les champs sont utilisés au maximum de leurs capacités. C’est correct, ça appartient aux agriculteurs, mais pour nous c’est zéro», soutient Michel Côté. Les pesticides et les maladies sont deux autres causes du déclin des abeilles selon lui.
Bon an mal an, l’apiculteur produit environ 100 lb de miel par ruche. L’an dernier, il a pu offrir une centaine de pots à la banque alimentaire La Vigne et une cinquantaine au Cégep pour les étudiants en besoin.

«La façon dont on fait la récolte, par exemple, avec une ruche de quatre étages, les deux premiers c’est le couvain, les deux derniers c’est là que se trouve le miel. Quand le couvain est plein, un garde-reine est placé entre les deux parties afin qu’elle ne puisse pas pondre dans la deuxième. Les ouvrières peuvent toutefois passer au travers afin d’aller construire les alvéoles. Comme il n’y a jamais de ponte, le miel s’accumule. À la fin de l’été, on évacue les abeilles et on récolte le produit», explique l’apiculteur.

Présentement, celles-ci sont en hivernage, c’est-à-dire en période d’activité ralentie. «Elles continuent quand même de bouger. Tout le monde pense qu’elles gèlent comme des mouches, mais ce n’est pas le cas. Elles mettent la reine au milieu et elles se placent en grappe. Je peux pratiquement savoir quand la température se réchauffera à la fin de l’hiver puisqu’elles s’éveillent habituellement quelques jours avant.»

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