Pas question d’annuler les séries dans la LNAH

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Par Pierre Nadeau
Pas question d’annuler les séries dans la LNAH
La Ligue nord-américaine de hockey a suspendu ses activités lors de la dernière fin de semaine. (Photo : Gracieuseté – Jade Ampleman)

Avec la crise du coronavirus (COVID-19) qui sévit actuellement, le premier ministre du Québec François Legault a demandé d’annuler les rassemblements de 250 personnes et plus. Les dirigeants de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) n’ont pas eu le choix d’emboîter le pas comme à peu près partout sur la planète et de suspendre pour le moment leurs activités.

Les séries éliminatoires, qui devaient débuter vendredi dernier, ont été reportées. Il n’est toutefois pas question pour l’instant d’annuler le reste de la saison. « Chaque semaine, on va évaluer la situation et chercher des options. Autant pour les joueurs, les partisans et les propriétaires, on veut que les séries se jouent », a mentionné Serge Cadorette, vice-président hockey de l’Assurancia de Thetford.

La situation qui prévaut présentement est difficile pour l’organisation thetfordoise. « Moralement, nous sommes assommés. On n’est pas les seuls. On essaie de trouver des solutions et on ne veut pas prendre la décision d’annuler la saison trop rapidement si jamais tout repart dans trois semaines et éviter qu’on le regrette », a avoué Serge Cadorette.

Sur le plan financier, la suspension des activités qui survient avec le début des séries n’est pas facile pour l’état-major de l’Assurancia, surtout que l’équipe a terminé au premier rang du classement et que ses chances de se rendre loin en séries sont excellentes. « Tout ça a des répercussions majeures. Dans notre cas, les matchs d’une première série nous permettraient de combler presque en totalité notre déficit et en participant à une deuxième et même une troisième ronde, ça nous permettrait d’engranger des profits pour la prochaine saison. Il faut vivre avec ça parce que c’est tout le monde qui est touché. »

Selon la durée de l’arrêt, plusieurs scénarios sont envisagés pour la suite, mais il est encore trop tôt pour en parler. Cependant, on confirme que si l’inactivité se limitait à deux semaines, le scénario actuel des séries ne changerait pas.

Joueurs déçus

Dominic Jalbert trouve cela triste d’arrêter de jouer subitement. « Surtout que c’est le meilleur temps de l’année qui arrivait. Depuis le jour un, ç’a toujours été clair que notre objectif était de gagner les séries. On avait réalisé notre objectif de finir premiers et il y avait une série excitante contre Saint-Georges qui s’amenait. C’est dommage et en même temps, on est conscients que c’est quelque chose qui est plus gros que le sport et que c’est la même chose pour tout le monde. »

Pierre-Luc Lessard voyait une opportunité de se racheter s’envoler. « On dirait que c’est encore plus difficile quand tu sais que tu as fini premier au classement et que ça fait deux ans qu’on ne livre pas la marchandise alors qu’on aurait l’opportunité de se faire pardonner. Toute l’équipe trouve ça plate, mais les raisons font qu’on n’a pas vraiment le choix. Le côté positif, c’est que ça nous permet de passer un peu plus de temps en famille », de dire celui qui, dans la vie de tous les jours, est coordonnateur hockey au Collège Clarétain de Victoriaville et qui se retrouve en congé pour les deux prochaines semaines.

Comme les joueurs n’ont pas le droit de s’entraîner en groupe, la reprise des activités pourrait s’avérer difficile. « On est dans l’incertitude et on ne sait pas combien de temps ça va durer. On a eu la consigne de s’entraîner individuellement pour garder la forme physique. Si ça perdure pendant un mois et plus, quelle va être la condition physique des gars? Ce n’est pas facile de repartir quand tu n’as pas joué pendant un mois », a affirmé Dominic Jalbert.

Les dirigeants de la LNAH doivent se rencontrer le lundi 16 mars en soirée afin de prendre une décision quant aux prochains matchs.

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