Rupture du service de travail de milieu auprès des aînés vulnérables

Madame Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants

Je vous écris ces quelques mots pour vous mettre au courant d’une situation récente de coupure radicale d’aide aux aînés.

Le vendredi 8 mai, nous avons reçu à la maison un appel de notre travailleuse de milieu auprès des aînés vulnérables, madame Brigitte Lagassé, qui nous prévenait qu’elle ne pourrait plus nous venir en aide — alors que nous l’apprécions beaucoup — parce que son employeur, le Conseil des aînés de la MRC Les Appalaches, sous la présidence de monsieur Maurice Grégoire, se voit dans l’obligation de mettre fin à ce service le 29 mai prochain, faute de ressources humaines et financières suffisantes.

En effet, il n’y a que deux personnes au sein de l’organisme pour assurer ce service dans toute la MRC. C’est inconcevable! Mais justement, au lieu de laisser l’organisme fermer ses portes, il faudrait lui venir en aide pour qu’il puisse poursuivre sa mission auprès d’une population vieillissante de plus en plus nombreuse et désireuse de rester à la maison le plus longtemps possible. Nous faisons partie de ces personnes à la maison qui ont besoin d’aide, de toutes sortes de façons, et nous venons d’apprendre que nous ne l’aurons plus… Notre désarroi est grand. Mon épouse est âgée de 81 ans et j’en aurai 78 en juin. Nous avons tous les deux des problèmes de santé, physique et mentale, et nous avons besoin d’aide et de soutien.

Même si Mme Lagassé n’était pas à même de pouvoir répondre à tous nos besoins lorsqu’elle venait, le fait de savoir que quelqu’un allait nous écouter, nous conseiller et nous aider était très important pour nous. Hélas, dans quelques jours, ce sera terminé. Qu’adviendra-t-il de nous, de tous ceux et de toutes celles qui bénéficiaient de ce service? Quelqu’un de votre ministère peut-il se pencher rapidement sur ce cas précis pour nous venir en aide? Nous vous en serions très reconnaissants.

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

François Roy
Saint-Joseph-de-Coleraine