Isabelle Lecours contribuera à la lutte au racisme

Photo de Jean-Hugo Savard
Par Jean-Hugo Savard
Isabelle Lecours contribuera à la lutte au racisme
La députée Isabelle Lecours estime que le racisme en 2020 est inacceptable. (Photo : Courrier Frontenac – Jean-Hugo Savard)

Le gouvernement du Québec a annoncé le lundi 15 juin la création d’un groupe d’action contre le racisme. Les coprésidents Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, et Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie, seront appuyés par cinq autres députés caquistes, dont Isabelle Lecours dans Lotbinière-Frontenac

Ce groupe de travail aura comme mandat de déterminer les secteurs nécessitant prioritairement des mesures visant à contrer le racisme (sécurité publique, justice, milieu scolaire, logement, emploi, etc.). Celles-ci devront prendre en compte les réalités particulières que vivent les personnes issues de minorités visibles et des communautés autochtones.

Dès les prochaines semaines, différents experts et organismes actifs dans la lutte au racisme seront consultés. Des recommandations devront être déposées dès cet automne afin que des changements durables soient instaurés le plus rapidement possible.

« Je suis très heureuse de pouvoir m’impliquer dans ce groupe. Le père de mes deux enfants est d’origine vietnamienne et lorsqu’ils étaient jeunes, on leur a fait sentir qu’ils étaient différents. Ils se faisaient dire des fois des injures. J’ai toujours trouvé cela difficile à vivre parce que je voyais que cela les rendait malheureux », a mentionné Mme Lecours au Courrier Frontenac.

Cette dernière s’était d’ailleurs exprimée une première fois sur le sujet en octobre 2019 via sa page Facebook. Elle racontait que son fils qui travaillait à ce moment à temps pareil dans un dépanneur se faisait souvent « garrocher » l’argent par des clients qui feraient preuve de racisme à son endroit.

« Quand je me suis lancée en politique, je m’étais fait une liste et le racisme était un sujet sur lequel je voulais agir. Je vais donc collaborer avec mes collègues députés et ministres pour avoir un Québec plus juste et égalitaire. Le racisme, c’est la peur de l’autre et de l’inconnu. C’est le l’ignorance parce que lorsque nous connaissons les gens issus d’autres communautés, nous nous rendons compte qu’il y a peut-être des coutumes et des religions différentes, mais qu’à la base nous sommes tous des humains », a précisé Mme Lecours.

Elle aimerait d’ailleurs qu’il y ait de l’éducation à ce sujet dès la petite enfance ainsi que des campagnes de sensibilisation.

Pas de racisme systémique

Alors que plusieurs élus disent reconnaître l’existence de racisme systémique au pays et même dans la province, la députée de Lotbinière-Frontenac a affirmé avoir de la misère avec ce terme. « Cela veut dire que l’on a monté un système pour empêcher les communautés culturelles et les gens racisés d’évoluer dans la société. Ce n’est pas vrai ça. Le système de santé ne fait aucune différence, ni celui de l’éducation. Il y a peut-être des difficultés au niveau de l’emploi et de la police. Nous allons regarder cela pour être certains qu’il n’y ait pas de discrimination et que l’on arrête de faire ça », a-t-elle conclu.

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
2 Commentaires
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Carl
Carl
4 mois

Ça démarre mal si vous définissez le racisme systémique comme étant que l’ « on a monté un système pour empêcher les communautés culturelles et les gens racisés d’évoluer dans la société ». On n’a pas besoin de monter un système afin de faire du racisme. Il suffit de créer un programme auquel les diverses ethnies auront une difficulté à réaliser. Par exemple, on peut mentionner le PEQ pour des étudiants étrangers ou bien encore, de fausses attentes auprès de l’immigration, en leur faisant croire qu’avec leur licence ou doctorat acquis dans leur pays, qu’ils pourront travailler une fois rendue au Québec, dans le domaine d’expertise dans lequel ils ont étudié ou ont plusieurs années d’expérience. Il suffirait de les avertir dans leur pays d’origine que le diplôme en médecine, en ingénierie, etc. sera inapproprié une fois ici. On attire des immigrants, voire autres ethnies, très intelligents vers des secteurs comme cuisinier ou chauffeur de taxi.

simon
3 mois

MERCI pour ce magnifique partage