Le patronat réagit à l’obligation du port du masque

Par Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
Le patronat réagit à l’obligation du port du masque

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et le Conseil du patronat (CPQ) prennent acte de la directive gouvernementale obligeant le port du masque dans les lieux publics fermés à compter du 18 juillet prochain.

« Il est minuit moins cinq avant qu’une deuxième vague de contagion de la COVID-19 ne survienne. Dans ce contexte, les entrepreneurs comprennent et respectent la décision du gouvernement qui demeure de loin préférable à une autre ronde de confinement. Toutefois, la santé publique est une responsabilité partagée. Demander à la petite entreprise d’être entièrement garante des actions des consommateurs, qui pourtant échappent à son contrôle raisonnable, et lui imposer des amendes ne semble pas très équitable », souligne Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la FCEI.

« À ce jour, seulement 20 % des entreprises québécoises réalisent à nouveau leurs revenus habituels pour cette période de l’année. Beaucoup ne peuvent donc pas se permettre de perdre des clients et se chargeront de fournir l’équipement nécessaire à leurs propres coûts. D’autres ne veulent tout simplement pas être obligés d’expulser un client ou de lui refuser un service, s’ils pensent que cela mènera à une altercation. L’expulsion physique d’une personne devrait uniquement relever du ressort des forces de l’ordre. Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement une période de carence avant d’imposer d’importantes amendes aux commerçants », ajoute Gopinath Jeyabalaratnam en soulignant qu’une aide directe permettrait à tous les propriétaires d’entreprise dans le besoin d’assumer les coûts supplémentaires engendrés par l’achat de l’équipement de protection individuelle.

De son côté, en étant en accord avec les principes de cette mesure et les objectifs, le CPQ émet également des réserves en ce qui concerne son applicabilité.

« Bien que la santé des citoyens doit rester prioritaire, le CPQ se questionne quant au fardeau imposé aux employeurs et commerçants du Québec. Le Conseil estime que cette responsabilité doit être partagée entre le client et l’employeur, qu’il soit restaurateur, commerçant ou autre, car notre santé collective, c’est l’affaire de tous les citoyens », précise Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Par ailleurs, le Conseil croit que le gouvernement devrait mettre encore plus l’accent sur la sensibilisation que sur la sanction. De plus, l’imposition du masque dans les lieux publics fermés ne doit pas faire oublier les autres mesures importantes de prévention telles la distanciation et les mesures d’hygiène de base. Finalement, le CPQ rappelle que ce processus doit pouvoir être évolutif et s’adapter alors que de nouvelles données et informations deviendront disponibles.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et le Conseil du patronat (CPQ) prennent acte de la directive gouvernementale obligeant le port du masque dans les lieux publics fermés à compter du 18 juillet prochain.

« Il est minuit moins cinq avant qu’une deuxième vague de contagion de la COVID-19 ne survienne. Dans ce contexte, les entrepreneurs comprennent et respectent la décision du gouvernement qui demeure de loin préférable à une autre ronde de confinement. Toutefois, la santé publique est une responsabilité partagée. Demander à la petite entreprise d’être entièrement garante des actions des consommateurs, qui pourtant échappent à son contrôle raisonnable, et lui imposer des amendes ne semble pas très équitable », souligne Gopinath Jeyabalaratnam, analyste principal des politiques à la FCEI.

« À ce jour, seulement 20 % des entreprises québécoises réalisent à nouveau leurs revenus habituels pour cette période de l’année. Beaucoup ne peuvent donc pas se permettre de perdre des clients et se chargeront de fournir l’équipement nécessaire à leurs propres coûts. D’autres ne veulent tout simplement pas être obligés d’expulser un client ou de lui refuser un service, s’ils pensent que cela mènera à une altercation. L’expulsion physique d’une personne devrait uniquement relever du ressort des forces de l’ordre. Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement une période de carence avant d’imposer d’importantes amendes aux commerçants », ajoute Gopinath Jeyabalaratnam en soulignant qu’une aide directe permettrait à tous les propriétaires d’entreprise dans le besoin d’assumer les coûts supplémentaires engendrés par l’achat de l’équipement de protection individuelle.

De son côté, en étant en accord avec les principes de cette mesure et les objectifs, le CPQ émet également des réserves en ce qui concerne son applicabilité.

« Bien que la santé des citoyens doit rester prioritaire, le CPQ se questionne quant au fardeau imposé aux employeurs et commerçants du Québec. Le Conseil estime que cette responsabilité doit être partagée entre le client et l’employeur, qu’il soit restaurateur, commerçant ou autre, car notre santé collective, c’est l’affaire de tous les citoyens », précise Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Par ailleurs, le Conseil croit que le gouvernement devrait mettre encore plus l’accent sur la sensibilisation que sur la sanction. De plus, l’imposition du masque dans les lieux publics fermés ne doit pas faire oublier les autres mesures importantes de prévention telles la distanciation et les mesures d’hygiène de base. Finalement, le CPQ rappelle que ce processus doit pouvoir être évolutif et s’adapter alors que de nouvelles données et informations deviendront disponibles.

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