La deuxième vague est commencée en Chaudière-Appalaches dit la santé publique

Photo de Eric Gourde
Par Eric Gourde
La deuxième vague est commencée en Chaudière-Appalaches dit la santé publique
Dre Liliana Romero, directrice régionale de la Santé publique (Photo : La Voix du Sud)

Le week-end de la fête du Travail a démontré qu’une deuxième vague est déjà en cours dans la région de Chaudière-Appalaches, alors que 42 nouveaux cas de la COVID-19 ont été répertoriés de vendredi à mardi selon les bilans du CISSS.

La directrice de la santé publique en Chaudière-Appalaches, Dre Liliana Romero, avoue être surprise du constat des derniers jours. « Ça nous inquiète énormément. On s’attendait à ce qu’une deuxième vague arrive dans la région, mais pas aussi tôt. On se rappelle que lors de la première vague, nous avions été l’une des premières régions touchées. Nous avions aussi été l’une des premières déconfinées, car nous n’avions pas beaucoup de cas », rappelle la Dre Romero.

Une éclosion dans une résidence de personnes âgées à Saint-Georges, Le Saint-Guillaume, jumelé au fait que quatre écoles ont rapporté au moins un cas en Beauce, montre que le virus atteint maintenant toutes les tranches d’âge, selon elle.

« Il est partout, c’est la vraie transmission communautaire. C’est vraiment tout le monde qui peut être touché. À Saint-Georges, nous avions deux foyers d’éclosion. Le virus est entré dans la résidence d’abord parce que des employés de l’entreprise de construction ont transmis la maladie aux travailleurs de la résidence. »

Elle remarque également que l’ouest du territoire est davantage touché pour le moment. « On surveille de près ce qui se passe en Beauce et à Thetford. Dans les MRC plus à l’est (Etchemins, Bellechasse, Montmagny et L’Islet), ça se déroule plutôt bien pour l’instant. »

L’arrivée de l’automne

La fin de l’été, jumelée à l’arrivée de la température plus froide, incite aussi la Dre Romero à penser que le virus pourrait circuler davantage. « Il y a eu des études qui ont démontré que le virus peut survivre plus facilement quand il fait froid que lorsqu’il fait chaud. C’est clair. On sait qu’il a muté également. Son degré de contagion est plus important. Au niveau de son agressivité, ce n’est pas clair. On voit que des personnes de 20 ans pourraient en mourir et des gens de 90 ans en guérir. On sait que certaines maladies chroniques peuvent jouer un rôle sur la gravité des cas, mais pourquoi il agit différemment sur les personnes, on ne le sait pas encore. »

Elle suggère aux gens de ne pas sous-estimer les risques de transmission avec l’arrivée imminente de l’automne. « Quand il fait froid, on passe plus de temps à l’intérieur. On y recevra de la visite et la plupart des activités sportives seront intérieures aussi. On aura tendance à relâcher un peu au niveau des mesures parce que c’est notre voisin, un membre de la famille et on les croit tous en bonne santé et de bonne foi. Ce n’est pas toujours vrai. Il faut maintenir la distanciation, le lavage des mains et le masque. »

L’efficacité du masque

Le port du masque a-t-il un effet pervers? Dre Romero n’écarte pas cette possibilité. « On voit que des gens portent le masque, mais ils s’approchent des gens parce qu’ils n’arrivent pas à se comprendre. Ça peut créer un faux sentiment de sécurité. Il faut aussi se laver les mains, parce que le virus peut être sur des surfaces. Les précautions sont toujours de mise. Il faut garder ses distances, mais aussi porter un masque de bonne qualité, avec au minimum trois couches de coton. Un masque qui n’est pas suffisamment épais fera en sorte que vous pourriez attraper la maladie et la transmettre aussi.»

Entretemps, le CISSS Chaudière-Appalaches continue ses préparatifs et mobilise ses effectifs, explique Dre Romero. « On se prépare parce que nous sommes déjà dans une deuxième vague. Nous sommes en train de renforcer notre vigilance au maximum. On mobilise des équipes d’enquêteurs et de dépisteurs. Nous serons prêts, mais c’est plus difficile qu’en mars ou avril parce que nous sommes déconfinés et que l’on a relâché les mesures. »

La situation est aussi complexe qu’imprévisible, explique-t-elle. « Nos chiffres nous indiquent que nous avons potentiellement 137 cas actifs à l’heure actuelle, mais 235 personnes avec lesquelles elles ont eu des contacts. Un cas nous donne environ cinq contacts à rejoindre et ceux-ci peuvent potentiellement en devenir, alors c’est tout un défi. »

Sur l’annonce du ministre de la Santé, Christian Dubé, à l’effet que des alertes régionales pourraient être effectuées, Dre Romero confirme que si des mesures devaient être prises éventuellement, celles-ci pourraient finalement être imposées par territoire. « On le fait déjà dans les régions plus touchées, où il y a des éclosions. Il y a davantage de surveillance dans les milieux de travail. On le fera selon la situation. »

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
9 Commentaires
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Chantale Dube
1 mois

Moi j’ai une question il est dit depuis le début quel le masque ne protège pas alors pourquoi lnous obligé t on a le porter et comment se fait il et dites moi depuis le début on dit que le virus s’apparente a la grippe alors comment vous pouvez dire avec certitude que lors du test positif se soit vraiment covid 19 et non pas une grippe qui évolue selon le degré danticort que les gens ont. Et qui nous assure que ces fameux test sont pas défectueux j’ai l’impression que que l’on essaie des choses et que vous ne dites pas la vérité au peuple

Yvan Fortin
Yvan Fortin
1 mois

Est-ce que le CISSS peut imposer des conditions plus restrictives que les directives du MISSS pour ce qui est du confinement à l’unité,par exemple, dans une R.P.A.?
Est-ce que le CISSS exige le registre des entrées pour le personnel et livreurs (température corporelle ) ou c’est laissé à la discrétion de la R.P.A.?
Peux-t-on interdire les marches extérieures dans une R.P.A., confinement à l’unité, en mesure préventive sans l »accord du CISSS?
Est-ce que les directives du MISSS sur les marches extérieures ainsi que la recommandation du Premier Ministre sur ce sujet doivent suivis par les R.P.A.?

Stéphane Gagné
Stéphane Gagné
1 mois

Oui la deuxième vague de votre maladie mental et de votre manipulation d’état et médiatique, y se passe rien en Chaudière Appalaches, testé des gens asymptomatiques et en faire des statistiques ça relève d’un tour de force en terme de manipulation sanitaire.

Manu
Manu
1 mois

42 cas
Et on est en alerte que la deuxième vague est commencé… Sérieusement, 42 cas. 0 morts. Qui est juge de ce que l’on appel une deuxième vague, ça commence à 40 cas??? Ok avec le fait de ne pas prendre de risque, de ne pas faire comme si c’était fini.. mais avec des nouvelles comme ça la deuxième vague risque fort d’être psychologique, félicitations, vous faite peur à tous sans conciderer l’effet néfaste de vos paroles, le choix des mots est plus qu’important pour un haut placé, ça aussi c’est prendre des risques!

Sophie
Sophie
1 mois

Depuis le port du masque il a plus de personnes malades et je comprends pas non plus pourquoi il dise que tu es mort du virus et ils sont mort du cancer j ai des amis qui ont des proches qui sont mort du cancer
Et ils ont 90 %de monde affaires disparaître dans le monde

Helen
Helen
1 mois

Les « cas » ….de faux-positifs? D’assymptômatiques?? C’est ça votre 2e vague? Pourriez-vous svp détailler vos nouveaux »cas » ça nous permettra de voir plus claire et comprendre s il y a lieu ou non de créer une panique!! Vous n’êtes pas sans savoir que plus de tests= plus de cas!! Et parmi ces cas,combien ont réellement des symptômes et/ ou son malades/ hospitalisés?

Norco
1 mois
Répondre à  Helen

Hihih il veulent entretenir la peur,.plus facile de contrôler la population . Hihih bientôt la 3e vague

Orenda
Orenda
1 mois
Répondre à  Norco

À vos planches à surf ! 😀😉

G chamberland
1 mois

La 2e vague de bulshit 🤔