« Il faut penser collectivement et non comme individu »

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Par Jean-Hugo Savard
« Il faut penser collectivement et non comme individu »
Dre Audrey Godbout et son fils lors du tournage de la vidéo de sensibilisation (Photo : Capture d'écran)

Dre Audrey Godbout, spécialiste en ORL et en chirurgie cervico-faciale à l’hôpital de Thetford Mines, croit qu’il est temps de penser collectivement dans cette lutte acharnée contre la COVID-19.

Cette dernière est l’initiatrice de la vidéo de sensibilisation où l’on peut voir une quinzaine de médecins de la région réunis afin de prier la population de respecter le port du masque et les règles sanitaires en place. Elle a aussi lancé dernièrement sur les médias sociaux un appel aux retraités et à tous ceux qui peuvent donner de leur temps.

« Nous trouvons que les cas augmentent beaucoup dans la population. C’est préoccupant parce que cela occasionne une lourdeur sur le système. Nos équipes sont déjà fatiguées. C’est important que les gens fassent attention. Nous nous sommes dit que si le message venait de nous qui connaissons la communauté, celui-ci serait plus personnalisé et les citoyens nous feraient confiance », a mentionné Dre Godbout au Courrier Frontenac.

À son avis, il est temps de se réveiller. « Un moment donné, ça va au-delà de nos croyances et de nos opinions personnelles. Actuellement, il y a des gens qui se font hospitaliser pour ça. Chaque personne peut réagir différemment au virus. Il y a des recherches qui se font et d’ici là, nous devons tenir nos patients vulnérables à l’abri. Nous ne pouvons pas saturer le réseau davantage. Tout le monde essaie de jongler pour mettre les ressources aux bons endroits et donner le meilleur service, mais nous ne serons pas capables de fournir. »

D’ailleurs, la hausse des cas dans la MRC des Appalaches cause des maux de tête en matière d’effectifs. « Nous manquions déjà d’infirmières avant la crise. C’est ça qui nous fait peur parce que présentement nous sommes en train d’en envoyer plusieurs des cliniques externes, entre autres à l’hôpital, dans les services de soins critiques ou dans les résidences pour personnes âgées. Il ne faut pas oublier qu’elles peuvent aussi tomber malades. En nous privant d’elles dans les cliniques externes, nous (les médecins) ferons nous-mêmes leurs tâches. Nous allons nous entraider comme ça », a-t-elle conclu.

À lire : «Tous ensemble, sauvons des vies et respectons les consignes! »

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nouari naghmouchi

Bravo aux médecins d’ORL.
bounab6@yahoo.fr