Les enseignants mobilisés pour améliorer leurs conditions de travail

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Par Jean-Hugo Savard
Les enseignants mobilisés pour améliorer leurs conditions de travail
Le président du SEA, Francis Jacob (Photo : Gracieuseté)

Le Syndicat de l’enseignement de l’Amiante (SEA), affilié à la CSQ, demande aux dirigeants du Centre de services scolaire (CSS) des Appalaches de l’appuyer dans ses revendications qu’il estime justes et légitimes.

La convention collective est échue depuis le 31 mars dernier. Des représentants syndicaux ont investi jeudi matin le terrain du CSS des Appalaches en plantant des fanions afin d’exprimer le ras-le-bol des enseignants face à la négociation actuelle qui se déroule, selon eux, à sens unique.

Le président du syndicat, Francis Jacob, a mentionné que cette opération visait à faire savoir à leur employeur qu’ils sont toujours mobilisés pour améliorer leurs conditions de travail difficiles, malgré une rentrée scolaire hautement complexifiée par le contexte actuel de la crise sanitaire. « Le personnel enseignant a l’impression que le gouvernement ne les respecte pas en n’écoutant pas les solutions qu’ils mettent au jeu pour leur donner un peu d’air alors qu’ils croulent sous la tâche depuis trop longtemps, bien avant la pandémie. »

Il a expliqué au Courrier Frontenac que la partie patronale refuse de négocier sur les demandes des enseignants qui sont de revoir la composition de la classe et les services offerts aux élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA), la lourdeur de la tâche, la rémunération, ainsi que la précarité et l’entrée dans la profession. « C’est là-dessus qu’il faut travailler si nous voulons améliorer les conditions de travail des enseignants et d’apprentissage des élèves. »

D’après M. Jacob, les compressions budgétaires des gouvernements successifs expliquent les conditions de travail actuelles et la pénurie d’enseignants qualifiés, obligeant ainsi les centres de services scolaires à embaucher des gens qui n’ont qu’un secondaire 5 en poche. « Où est la valorisation pour celles et ceux qui ont un baccalauréat de quatre ans? Pour nous, le message est très dévalorisant. Au lieu de baisser la barre, il faut miser sur des améliorations concrètes des conditions de travail pour attirer la relève et retenir nos enseignants dans la profession. Nous ne le répéterons jamais assez, mais il faut que ça change maintenant! »

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