Vingt ans de carrière pour l’artiste designer Marie-Claude Garneau

Par Carol Isabel
Vingt ans de carrière pour l’artiste designer Marie-Claude Garneau
Marie-Claude Garneau, qui conçoit et fabrique des vêtements à partir de tissus revalorisés, souligne ses 20 ans de carrière cette année. Sur cette photo, elle porte son fameux Col M. (Photo : Gracieuseté - Audrey Martin Photographe)

L’artiste designer Marie-Claude Garneau souligne cette année ses 20 ans de carrière. La femme d’affaires de 40 ans a roulé sa bosse une douzaine d’années comme designer-patronniste dans l’industrie du vêtement et des produits récréatifs avant d’ouvrir, en 2011, sa propre entreprise de conception et de fabrication de vêtements.

Qu’il s’agisse de robes, jupes ou foulards, elle fabrique la plupart de ses vêtements à partir de tissus revalorisés, recyclés ou écologiques. Son entreprise, M. Garno, est située dans l’ancienne fromagerie-beurrerie du secteur Vianney à Saint-Ferdinand pour qui elle a eu un coup de coeur.

Native d’Irlande (à dix minutes de Saint-Ferdinand), Marie-Claude se passionne pour la mode depuis qu’elle est toute petite. « Dans ma famille, ce n’est pas juste une passion, il y a aussi un talent naturel de mère en fille », fait-elle remarquer.

Elle a d’ailleurs hérité de l’ancienne machine à coudre de son arrière-grand-mère-maternelle. « C’est ma grand-tante, qui a été le bâton de vieillesse de ses parents à Saint-Ferdinand, qui me l’a offerte et qui m’a appris, lorsque j’ai acheté la maison à Vianney, que mon arrière-grand-mère faisait de la couture et qu’elle avait même suivi un cours de patronniste aux États-Unis. »

En plus de ce talent naturel issu du milieu familial, Marie-Claude est aussi diplômée depuis 1999 en Conception et technique vestimentaire à Sherbrooke, formation qui lui est très utile aujourd’hui pour créer ses vêtements. « La mode que j’offre n’est pas celle qu’on connaît dans les centres d’achat. C’est vraiment du style fashion qui rejoint une clientèle plus sensible au design et qui recherche des vêtements et accessoires écoresponsables, pratiques, originaux et souvent uniques », de mentionner l’artiste designer qui s’inspire notamment de la nature ou de ses propres voyages quand elle se lance en mode création.

Depuis un an, la créatrice est particulièrement choyée. Les graines semées au cours des années fleurissent. En novembre 2019, elle remportait le prix métier d’art de Culture-Centre-du-Québec. En octobre 2020, elle a eu la surprise d’être la vedette dans un article de blogue sur Etsy Québec. Dernièrement, elle a aussi eu la confirmation que M Garno fera partie du guide cadeau du Collectif Créatif MTL.

Si les visites à son atelier ne seront pas possibles avant 2021, pandémie oblige, les gens peuvent toujours commander leurs vêtements en ligne. (Gracieuseté – Audrey Martin Photographe)

Bien que le Salon des métiers d’art de Montréal et les autres marchés auxquels elle devait participer aient été annulés cette année, ses produits ont continué de rayonner partout au Canada, si bien qu’elle a dû revoir sa façon de travailler pour s’adapter à cette nouvelle réalité.

Alors qu’avant la pandémie plusieurs de ses produits n’étaient disponibles qu’en salon des métiers d’art, tout est maintenant disponible en ligne. Cette présence web accrue lui offre une belle visibilité jusqu’à présent et a permis la sélection de son entreprise pour divers marchés virtuels, dont le Marché Etsy de la ville de Québec qui a eu lieu au début du mois de novembre, et celui du Salon des métiers d’art de Toronto (affilié à Montréal) en décembre. Certaines de ses créations ont même été vendues jusqu’à Hawaï et en Inde.

Des projets

Si elle a eu l’opportunité d’y participer virtuellement cette année, c’est en présentiel qu’elle souhaite prendre part, d’ici deux ou trois ans, au Salon des métiers d’art de Toronto, ce qui serait une première pour la créatrice de mode. Elle est également désireuse de participer à la tournée des cinq salons des métiers d’art de Vancouver à Montréal.

Parmi ses créations les plus prisées, le Col M qu’elle a inventé et développé est celui qui s’est vendu le mieux au cours des derniers jours au Salon des métiers d’art virtuel de Toronto. « C’est mon produit vedette », d’affirmer celle qui produit annuellement un total de 600 pièces de vêtements. Sa collection de sacs à main Caroline sait aussi se démarquer.

Une bonne cause

Avant d’ouvrir son entreprise, Marie-Claude s’impliquait bénévolement dans divers organismes. Aujourd’hui, elle investit plutôt dans sa communauté.

Puisqu’elle a aussi fait des masques pour gagner sa croûte afin de pallier l’annulation des salons, elle a décidé de remettre, pour chaque masque vendu depuis avril et pour les ventes réalisées lors des événements « Je dépense local » du 3 novembre et du Marché Etsy de la Ville de Québec, un montant de 1 $ par produit vendu à la Maison des femmes des Bois-Francs. Elle remettra aussi 10 % de ses ventes du « Black Friday ». Elle dévoilera au cours des prochaines semaines le montant amassé sur sa page Facebook.

En terminant, Marie-Claude estime qu’il faut beaucoup de persévérance en plus de la passion pour espérer réussir dans le milieu et en tirer des revenus convenables pour vivre.

« Sur les 40 finissants de ma cohorte, nous ne sommes plus que deux à travailler dans le domaine, car ce n’est pas tout d’être inventif et créatif pour avoir du succès, il faut aussi apprendre à maîtriser tous les autres aspects qui entourent notre travail qu’il s’agisse de marketing et gestion », conclut-elle.

Pour en connaître davantage sur la designer et ses créations, il est possible de visiter son site Web au mgarno.com.

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