Plus de 205 000 plants de berce du Caucase traités

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Par Jean-Hugo Savard
Plus de 205 000 plants de berce du Caucase traités
La sève de cette plante peut causer des brûlures importantes au premier contact avec la peau. (Photo : Gracieuseté)

La lutte à la berce du Caucase se poursuivra sur le territoire de Chaudière-Appalaches pour une quatrième année consécutive.

Entre 2018 et 2020, les neuf organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches ont mis leurs efforts en commun, permettant ainsi un total de 1559 interventions et de traiter 205 748 plants. Dans la MRC des Appalaches, 158 actions ont été réalisées au cours de cette même période et 27 070 plants ont subi un traitement. Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) y a recensé 94 sites, dont 17 nouveaux l’an dernier.

Cette plante exotique envahissante dangereuse pour la santé peut mesurer de 2 à 5 mètres de hauteur, tandis que ses feuilles peuvent atteindre 1,5 m de largeur et 3 m de longueur. Elle atteint sa maturité en quatre ans et forme de grandes ombelles de fleurs blanches dès le mois de juillet. Un plant peut généralement produire de 15 000 à 20 000 graines qui sont viables pendant cinq à sept ans.

Sa dangerosité provient de sa sève, incolore et indolore, qui peut causer des brûlures importantes au premier contact avec la peau. Elles surviennent dans les 24 à 48 heures, car la sève dite phototoxique est activée par la lumière naturelle ou artificielle.

Au cours de la prochaine année, les organismes impliqués et leurs partenaires dans la lutte à la berce du Caucase miseront, entre autres, sur les formations et la communication avec les citoyens pour éviter la reprise des infestations. L’objectif sera donc d’outiller les gens à reconnaître cette espèce exotique envahissante afin de permettre son éradication.

Plusieurs vidéos d’information et de sensibilisation seront d’ailleurs diffusés au cours des prochaines semaines sur la page Facebook @Byebyeberce. Une première est déjà en ligne et porte sur l’éradication manuelle, la méthode la plus commune pour éradiquer cette plante.

Notons que cette offensive régionale est financée par le Fonds d’appui au rayonnement des régions qui est administré par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Ce projet de trois ans a permis aux neuf organismes de bassins versants de la région d’obtenir les meilleurs résultats possibles. La fin du projet est prévue pour le 31 mars 2021.

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