Un nouveau whisky lancé à Thetford Mines

Un nouveau whisky lancé à Thetford Mines
Marissa Fortin voulait lancer un produit célébrant les femmes, mais qui plairait à tous. (Photo : Photo Courrier Frontenac - Claudia Fortier)

Grâce à sa nouvelle liqueur délicate de whisky, la fondatrice de HERA, Marissa Fortin, souhaite réinventer ce type d’alcool afin de le rendre plus accessible. Ce produit revêt en effet un aspect symbolique pour l’entrepreneure, ayant toujours été considéré comme une boisson appréciée et consommée par les hommes.

« C’est un spiritueux qui m’a toujours intriguée en raison de son histoire et de ses profils de goût. Je prends un verre de temps en temps et j’aime la bière et le vin pour leur aspect dégustation et expériences, mais en ce qui concerne les spiritueux, il n’y avait pas d’équivalent pour moi. Je cherchais une option que je pouvais boire sur glace sans ajouter de sucre et de calories », a-t-elle expliqué en entretien avec le Courrier Frontenac.

Sa saveur est marquée par des notes de figues, de cacao et d’amandes.

Historiquement, le whisky a surtout été associé aux hommes et elle trouvait qu’en 2021 il était temps de rendre ce produit symbolique pour les femmes aussi. « Autant dans ma vie professionnelle que personnelle, il y avait beaucoup de contextes où les gars se rassemblaient autour d‘un verre de whisky. Pour ma part, à 40 % d’alcool, je trouvais cela trop fort. Je me suis dit pourquoi ne pas en inventer un moins fort tout en conservant son goût authentique. C’est comme cela que l’idée de créer cette entreprise a commencé à germer dans ma tête », a raconté celle dont le bureau est situé à l’Espace entrepreneuriat région de Thetford (E2RT).

Travaillant en développement des affaires à Montréal, c’est un véritable changement de vie que Marissa Fortin a effectué en venant s’installer à Thetford il y a environ un an. « Je faisais 80 heures par semaine et je voyageais six mois par année. Je n’avais pas le temps de penser à autre chose, mais il y a un an, j’ai fait de gros changements de vie. J’en avais besoin pour ma santé mentale et physique. J’étais rendue à un point où je n’avais plus rien à perdre. »

Elle a alors commencé à sonder l’industrie afin de mesurer l’intérêt. Les réactions ont été positives. « De fil en aiguille, en parlant à une personne et à une autre, je me suis bien entourée. J’avais une vision très claire de ce que je voulais. J’ai commencé à développer la recette en juin et le produit vient tout juste d’arriver à la SAQ. Le tout a déboulé rapidement. »

HERA est présentement disponible dans 89 succursales à travers le Québec. Ce nombre devrait augmenter graduellement selon la quantité d‘inventaire. Notons que l’œuvre sur l’étiquette a été créée par Lysa Jordan, une artiste-peintre québécoise.

Un nom symbolique

Le nom de l’entreprise, HERA, prend deux dimensions. La portion ERA, qui signifie ère, représente une nouvelle ère dans l’industrie, la fondatrice voulant ainsi réinventer de grands classiques selon les besoins de la société. « Les habitudes de consommation et de vie changent avec le temps. Mon objectif est de donner un nouveau souffle à des classiques. ERA, c’est aussi une question personnelle. Lancer cette entreprise représente une nouvelle ère pour moi. Toute ma vie, j’ai essayé de suivre les standards, de rentrer dans le moule, mais ça m’a causé de l’anxiété et ça ne me rejoignait pas. À un moment donné, j’ai réalisé que je pouvais changer ça, que j’avais le contrôle là-dessus. Ça m’a tellement apporté de bien et c’est ce que je veux démontrer aux gens », a souligné Marissa.

Dans le nom HERA, il y a aussi le mot HER associé au féminin dans la langue anglaise. « Je voulais créer ce produit, plutôt associé aux hommes, dans le but de lui donner une symbolique pour les femmes. Je souhaitais célébrer les moments de victoire au féminin. Je suis consciente des défis auxquels nous sommes confrontées. Je veux encourager les gens à oser être soi-même, à s’affirmer, à rêver et à foncer, particulièrement les femmes. Il y a eu beaucoup d’amélioration dans la société, mais il y a encore du travail à faire. »

HERA reste néanmoins un produit pouvant être apprécié de tous. « J’ai eu des commentaires venant d’hommes disant qu’ils aiment beaucoup la saveur et le fait que ce soit une boisson à 25 % d’alcool. Ils peuvent davantage en profiter avant d’en sentir les effets. »

Projets

Un deuxième produit signé HERA est déjà en développement. Si tout va bien, il devrait être disponible d’ici la fin de l’année en cours. Marissa Fortin a beaucoup d’ambition en ce qui a trait à l’avenir de son entreprise. Éventuellement, elle aimerait bien ouvrir sa propre distillerie. Son produit sont actuellement embouteillés à Cowansville en Estrie.

Mentionnons que 1 % de chaque vente sera versé à des initiatives locales aidant les femmes dans le besoin. C’était important pour l’entrepreneure de s’impliquer ainsi. « Toute ma vie, j’ai voulu faire une différence. Ça fait partie de mes valeurs fondamentales. En fondant mon entreprise, ça me permet de poser ce geste et de redonner. »

Enfin, Marissa est enchantée du soutien qu’elle reçoit depuis son lancement. « Le support que j’ai à Thetford fait tellement chaud au cœur. Je ne m’attendais pas à ça. Je suis contente, c’est un bel endroit avec des gens incroyables. »

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Dube Dube
Dube Dube
1 mois

L’argousier a vendre a Adstock. Lesjardingsgrc Grouthier

Line
1 mois

Est t’il vendu regie des alcools

Jean Binette
Jean Binette
1 mois

Bravo et félicitations.

Sony
1 mois

Bravo à l’entrepreneur