Roger Demers nie avoir posé les gestes qui lui sont reprochés

Roger Demers nie avoir posé les gestes qui lui sont reprochés
Palais de justice de Thetford Mines (Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

Le procès de Roger Demers, accusé d’agression sexuelle et d’attouchements sur une fille de moins de 18 ans, s’est poursuivi le mercredi 5 mai au palais de justice de Thetford Mines. L’homme d’affaires a souligné qu’en « aucune considération », il n’a posé de gestes autres qu’une main « sur l’épaule », « sur le nombril » et « dans le dos » à l’endroit de la plaignante dont l’identité est protégée par un interdit de publication.

Rappelons que cette dernière était venue témoigner en début de semaine de gestes tels qu’une main posée sur sa poitrine et sur son sein, sur et en dessous de son chandail, ainsi qu’entre ses deux jambes. Cela serait survenu entre septembre 2017 et janvier 2018.

Selon l’homme âgé de 60 ans, c’est la mère de celle-ci, lors d’une visite au commerce familial Tapis Demers à Thetford Mines, qui lui aurait demandé de donner des conseils d’affaires à sa fille parce qu’elle avait entendu parler qu’il « aidait peut-être des gens en entreprise ». Il lui aurait aussi proposé d’offrir un travail à l’adolescente.

Lors de la première rencontre entre l’accusé et la plaignante, il lui aurait demandé quels sont ses trois buts dans la vie. Elle aurait répondu « l’argent, l’argent, l’argent ». Roger Demers lui aurait alors dit que ses priorités devraient plutôt être sa famille, ses études et son travail.

Au cours de cet entretien, il aurait mis sa main « sur le côté de l’épaule » de l’adolescente, soit par-dessus ses vêtements, dans le haut de sa poitrine et en bas de l’épaule, en lui disant entre autres que « tout se passe dans le cœur » et qu’il fallait qu’elle y croit. Ce geste se serait répété lors de leurs entretiens subséquents, toujours au même endroit et en lui offrant le même type de conseils. Leurs conversations se terminaient aussi par une accolade selon lui.

Il y aurait eu quatre rencontres au total d’après l’accusé. C’est lors de la troisième que la jeune femme lui aurait parlé de ses plans de créer une collection de vêtements en lui montrant des croquis d’une robe et de lingerie. Il lui aurait alors dit que ce n’était pas une mauvaise idée en l’encourageant à aller vers ce domaine.

Ce serait ensuite l’adolescente qui aurait demandé à voir la collection de voitures que possède la famille de l’homme d’affaires. Il a témoigné ne pas se souvenir de ce qu’elle portait à cette occasion, outre un manteau, mais il a assuré ne jamais avoir fait de commentaires sur son habillement ou ses sous-vêtements.

Lors de la dernière rencontre, qui aurait eu lieu vers la mi-janvier, il aurait ramené le sujet de son projet d’avenir et aurait posé sa main « à la hauteur de son nombril » pendant quelques secondes en lui disant que « tout se passe dans les tripes » et de croire en elle.

Pendant son témoignage, Roger Demers a déclaré n’avoir jamais parlé de transfert d’énergie, contrairement à ce qu’a affirmé la plaignante. Il a également décrit le bureau où se tenaient les rencontres comme un endroit utilisé par ses frères et lui, ainsi que par les employés, et où il y a un va-et-vient constant.

Le contre-interrogatoire de la procureure de la Couronne, Me Valérie Lahaie, s’est amorcé en fin de journée et se poursuivra jeudi matin.

À lire : Roger Demers subit son procès

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