Une troisième génération pour Maître Constructeur St-Jacques

Une troisième génération pour Maître Constructeur St-Jacques
Jean-François Thibodeau (directeur général), Pierre Poulin (président), James Poulin-Roy (directeur des ventes Sainte-Eulalie), Sabrina Gagnon (directrice des ventes Saint-Jacques-de-Leeds), Pascal Boulanger (directeur d’usine) et Kimberly Poulin-Roy (directrice marketing) (Photo : gracieuseté)

Le 1er janvier dernier, une nouvelle génération prenait les rênes de Maître Constructeur St-Jacques Inc. Le rachat a eu lieu avec un actionnaire de longue date, Pierre Poulin, ses enfants Sabrina Gagnon, Kimberly Poulin-Roy et James Poulin-Roy, deux employés clés, Jean-François Thibodeau et Pascal Boulanger, ainsi qu’avec Desjardins Capital.

L’entreprise de Saint-Jacques-de-Leeds se spécialisant dans la vente et la fabrication de maisons usinées a été fondée en 1989 par Réal Poulin. En 2000, ses enfants Pierre, Guylaine, Jacques et Steve, impliqués depuis 1993, prendront la relève. Aujourd’hui, c’est désormais au tour de la troisième génération de relever le défi.

« Je parle aussi pour mon frère et ma sœur, pour nous, c’est un sentiment exceptionnel et un honneur de pouvoir embarquer dans l’aventure. Nous avons grandi dans cette entreprise puisque notre père nous y implique depuis que nous sommes petits, que ce soit dans les activités de représentation comme dans les emplois d’été. C’est venu naturellement et c’était évident que nous voulions continuer à évoluer au sein de ce patrimoine familial », a souligné la directrice marketing Kimberly Poulin-Roy en ajoutant que c’est un privilège de pouvoir travailler avec leur père et de bénéficier de son expérience.

Pour le directeur général, Jean-François Thibodeau, et le directeur d’usine, Pascal Boulanger, qui y travaillent depuis près de deux décennies, c’est une véritable passion qui s’est créée. « Nous sommes entrés comme actionnaires en 2017 avec la deuxième génération et nous continuons maintenant avec la troisième. L’effet familial et de groupe est très fort. C’est vraiment une continuité puisque toutes les personnes faisant partie de la transaction étaient déjà en poste auparavant », a indiqué M. Thibodeau.

Se moderniser et s’adapter

Depuis le début de l’année, les actionnaires ont entrepris quelques changements, notamment liés aux technologies. L’objectif est de moderniser et d’adapter les activités à la réalité d’aujourd’hui, tout en conservant la culture d’entreprise qui s’est avérée une formule gagnante jusqu’ici.

« Je pense que chaque génération apporte quelque chose. Pour notre part, nous sommes arrivés dans une compagnie déjà très en santé et réputée. Ce que nous sommes en train d’implanter c’est une utilisation accrue des médias sociaux, du Web et de leurs possibilités. Nous voulons amener l’entreprise à évoluer un peu plus de ce côté », a expliqué Mme Poulin-Roy.

L’important investissement effectué en 2018 avec l’ouverture de la succursale de Sainte-Eulalie a permis à Maître Constructeur St-Jacques d’élargir sa visibilité et d’aller chercher des clients d’autres régions telles que la Montérégie, Lanaudière, les Laurentides et l’Outaouais afin d’augmenter son volume de ventes. Ce sont d’ailleurs 30 000 voitures par jour qui passent devant le bureau situé en bordure de l’autoroute 20, sortie 204. Celui de Saint-Jacques-de-Leeds continue également de tirer son épingle du jeu. Actuellement, les deux endroits se partagent les ventes à 50-50.

« C’est sûr qu’avec le Web, les gens se déplacent un peu moins, donc en ayant les deux bureaux, cela nous permet de nous démarquer », a soutenu la directrice marketing.

Une année exceptionnelle

2021 n’en est encore qu’à son cinquième mois que déjà, elle est qualifiée d’exceptionnelle. Le marché immobilier très actif contribue à la croissance observée. « À la mi-février, nous étions déjà complets pour 12 mois. Nous n’avions jamais vu ça. Nous sommes maintenant à produire et à livrer des maisons pour septembre et octobre. C’est aussi rare qu’en mai nous ayons déjà une trentaine de maisons de vendues pour l’année suivante. Ce n’est pas parti pour ralentir non plus », a indiqué Kimberly Poulin-Roy.

Selon Jean-François Thibodeau, ce qui vient accentuer le caractère exceptionnel de cette année est la difficulté d’approvisionnement en matériaux. « Il y a un énorme travail à faire afin de trouver tout le nécessaire pour produire les maisons. Ce n’est pas seulement le bois, ça va du petit clou au matériel de finition. C’est un fléau dans notre secteur. Nous avons eu des discussions avec des ministres et des députés, mais personne ne semble vouloir se tremper dans le dossier afin d’y remédier. De notre côté, notre objectif demeure le même, soit offrir le meilleur service à nos clients. »

L’usine produit 150 maisons annuellement. Les installations déjà en place permettront d’augmenter cette capacité au besoin. L’entreprise possède également plusieurs terrains qui ont été acquis afin d’entreposer les structures.

Main-d’oeuvre

Maître Constructeur Saint-Jacques emploie présentement un peu plus d’une cinquantaine de personnes à l’interne, dont plusieurs y travaillent depuis une trentaine d’années, et près d’une centaine en sous-traitance afin de desservir les chantiers à travers le Québec.

« Faire tourner l’économie d’ici, pour nous, c’est primordial. Les entrepreneurs que nous choisissons, pour la grande majorité, nous travaillons avec eux depuis plusieurs années. Certains même depuis le tout début. La confiance est acquise, et c’est important pour nous de continuer d’encourager nos entrepreneurs d’ici », a mentionné Jean-François Thibodeau.

Comme plusieurs compagnies, la difficulté de recruter de la main-d’œuvre représente un enjeu. « C’est du côté de la chaîne de production en usine, soit comme manœuvre ou journalier, que c’est plus compliqué. »

La pandémie a aussi eu un impact alors que l’usine a dû arrêter ses opérations de la mi-mars à la mi-avril. Par la suite, le domaine de la construction est devenu un service essentiel et a pu reprendre ses activités. « C’est surtout pour les ventes que cela a été plus difficile, mais le Web nous a donné une bonne porte de sortie puisque les gens n’avaient pas à se déplacer, l’information était donnée à distance. Puis, comme tout le monde, nous avons dû faire appliquer des règles sanitaires. L’équipe s’est toutefois très bien adaptée », a assuré le directeur général.

C’est d’ailleurs cette situation qui a donné à l’entreprise l’élan de plus afin d’accélérer son virage technologique qui devrait se poursuivre dans les prochaines années.

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ALAIN PERRON-GRONDIN
ALAIN PERRON-GRONDIN
6 mois

Une superbe fierté régionale!!!!! Bravo et continuez !