Joey Lussier parmi l’élite

Joey Lussier parmi l’élite
Les essais olympiques canadiens en athlétisme avaient lieu à Montréal du 25 au 27 juin. (Photo : Bernard Brault/Athletic Canada)

Le lanceur de marteau disraelois Joey Lussier a participé, le 26 juin dernier au Complexe sportif Claude-Robillard de Montréal, aux championnats canadiens d’athlétisme qui servaient de qualification en vue des prochains Jeux olympiques. Il avait été invité à prendre part à cette compétition en vertu de ses bons résultats depuis 2019.

Malgré les conditions météorologiques difficiles, l’athlète de 28 ans a réussi à battre son record avec un jet de 61,02 mètres dès son premier lancer, terminant ainsi au cinquième rang. Il est d’ailleurs le seul des six participants à avoir réussi à dépasser sa marque personnelle, les autres ayant obtenu des résultats bien en deçà de leur standard.

« En sept ans de carrière, je n’ai jamais vu des conditions aussi exécrables. Lancer quand il pleut, ça va, mais là c’était le déluge. Au début, les officiels ont retardé un peu parce que c’était vraiment intense. Après plusieurs minutes, nous n’avons pas eu le choix de commencer parce qu’il y avait un horaire à respecter. J’ai réussi à faire un petit record personnel d’un mètre. Je suis satisfait dans les circonstances », a-t-il résumé en entrevue avec le Courrier Frontenac.

L’expérience acquise au cours de ce type d’événement et côtoyer les meilleurs athlètes de son sport au pays sont deux faits d’arme dont il pourra se servir lors de ses prochaines compétitions. Son résultat lors des essais olympiques lui permet également d’être classé athlète d’élite au Québec et de recevoir un soutien. Il devient donc éligible à des bourses ainsi qu’à des services professionnels en physiothérapie, en nutrition, en psychologie sportive et autres.

Une autre marque personnelle

Joey Lussier était de retour en action le 2 juillet pour une rencontre d’athlétisme au PEPS de l’Université Laval. Il a de nouveau battu son record personnel avec un jet de 63,93 mètres à son troisième lancer. Cela lui permet d’occuper le quatrième rang au classement canadien cette saison devant le Britanno-colombien Sam Willet (63,72 mètres), qui avait terminé quatrième lors de la sélection olympique, et l’Ontarien Jared Skeath (63,48 mètres).

Son résultat du 2 juillet est aussi au quatrième rang de tous les temps au Québec. Cette performance lui permet de passer d’athlète élite niveau quatre à celui de niveau deux. Le standard pour le premier échelon se situe à 65,02 mètres.

Son parcours continue alors que d’autres compétitions sont prévues cet été, dont les championnats provinciaux le 30 juillet.

S’entraîner en temps de pandémie

L’entraînement durant le confinement n’aura pas été facile. Ce fut d’ailleurs le cas pour la majorité des athlètes. « Dans notre sport, les gyms sont assez importants, mais ils ont été fermés pendant plusieurs mois. J’ai tout de même réussi à trouver de l’équipement d’haltérophilie. Je m’entraînais dans mon petit 3 et demi! Quand l’hiver est arrivé, les plateaux intérieurs ont été fermés, donc nous ne pouvions pas faire grand-chose. Finalement, j’ai gratté la neige dans un champ pour continuer à lancer. J’ai réussi à trouver un moyen. Je n’ai jamais arrêté complètement mis à part deux ou trois semaines au début du mois de janvier », a-t-il expliqué.

Ce dernier préférait voir sur le long terme et il savait de toute façon qu’un jour les compétitions allaient reprendre. Il voulait donc conserver la forme, ce qui lui a donné la motivation nécessaire.

Celui qui a commencé à pratiquer ce sport très tard, soit en 2015 à l’invitation d’André Garon, s’est découvert une véritable passion et un talent. « Comme tous les débutants, je n’étais pas certain au départ. L’année suivante, j’étais à l’Université Laval et André a approché le Rouge et Or pour voir si je pouvais aller m’entraîner et faire partie de l’équipe. J’ai fait des tests et j’ai été admis. Le fait d’être universitaire, c’est le fun parce que nous sommes en gang et que nous avons de belles compétitions. C’est un peu comme tout, plus tu te mets à progresser, plus tu aimes ça et plus tu continues à t’améliorer. C’est ce qui est arrivé, chaque année je progresse de plus en plus. C’est ce qui a fait que je me suis accroché dans ce sport. »

Enfin, soulignons que Joey Lussier redonne maintenant à la relève et partage de son expérience, lui qui est devenu entraîneur d’un groupe du Rouge et Or et d’un sport-études en athlétisme.

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