À cheval entre l’infirmière et le médecin

À cheval entre l’infirmière et le médecin

La profession d’infirmière praticienne spécialisée a été créée il y a près d’une quinzaine d’années.

Crédit photo : Courrier Frontenac – Claudia Fortier

Profession infirmière praticienne spécialisée

Depuis plusieurs mois, un nouveau service en santé a fait son apparition sur le territoire de la MRC des Appalaches, il s’agit d’une infirmière praticienne spécialisée (IPS).

Se déplaçant chaque semaine dans trois pôles de la région, soit East Broughton, Thetford Mines et Disraeli, Stéphanie Lachance peut ainsi contribuer à améliorer l’accès aux soins de santé. «À East Broughton et Disraeli, je peux voir la clientèle de médecins locaux, tandis qu’au CLSC de Thetford, je travaille du côté santé-sexualité. Je couvre aussi les infirmières scolaires de quelques établissements de la région», explique-t-elle.

Les IPS possèdent une expérience clinique dans un domaine spécifique et ont reçu une formation avancée de deuxième cycle universitaire leur permettant de prescrire des tests diagnostiques et des traitements, en plus d’effectuer certaines interventions invasives.

Mme Lachance est habilitée à effectuer les tâches d’une infirmière et à exercer cinq activités médicales, soit prescrire des examens diagnostiques, utiliser des techniques diagnostiques invasives ou présentant des risques de préjudice, prescrire des médicaments et d’autres substances, prescrire des traitements médicaux, ainsi qu’utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux, invasifs ou présentant des risques de préjudice.

«Quand ça dépasse mes compétences, je me réfère à mon médecin partenaire», souligne-t-elle.

Présentement, une vingtaine d’IPS évoluent sur le territoire du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA), mais Stéphanie Lachance est la seule dans son secteur. «Je sais qu’ils en voudraient d’autres comme moi, mais officiellement, il y a encore un poste d’ouvert. La profession a été créée en 2004 et la première cohorte est sortie de l’école en 2007, donc ce n’est pas encore très répandu. Les gens de la région, surtout dans les secteurs où je suis, commencent à me connaître. Ils sont de plus en plus au courant du service que je peux leur apporter», conclut-elle.

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