Ça brasse et ça casse à la «démol» !

EAST BROUGHTON. Malgré la température incertaine, près de 1 200 spectateurs se sont réunis samedi dernier, derrière l’Aréna Mario Lessard à East Brougthon, pour voir des voitures se «rentrer dedans» et, ultimement, rendre leur dernier souffle.

Une fois arrivé sur le site, on y trouvait une grande arène d’asphalte brûlé, avec un mélange de métal froissé et de boucane. Les pilotes fonçaient frénétiquement les uns sur les autres, avec l’objectif ultime de réduire en miettes les voitures des autres concurrents. «Et c’est parti, on se rentre dedans… Il faut que ça fesse !», a crié l’animateur pour encourager les participants et stimuler la foule.

Et la recette semble très bien fonctionner, si l’on se fie à l’enthousiasme débordant des spectateurs. «La démolition est devenue une tradition pour nous, on n’en manque pas une, beau temps, mauvais temps. On se connaît tous ici, c’est une véritable activité sociale !», s’est exclamé un des fidèles amateurs de démolition.

Des courses qui ont mis le feu

La catégorie de course qui a suscité le plus l’attention des visiteurs est sans aucun doute celle des «gladiateurs». Elle porte ce nom puisque les voitures sont à peine protégées et que c’est dans cette course que ça «brasse» le plus. «Ce sont de vrais guerriers», a commenté un des mécaniciens de l’événement. Nuages de fumée, feux, pneus éclatés, portes fracassées, les véhicules ont été complètement détruits. 

On y retrouvait aussi les classes «soudé», «pick-up» et «tracteur à pelouse». Quand l’animateur donnait le départ, il ne suffisait que de quelques minutes pour que les autos soient totalement démolies. «On donne tout ce qu’on a. Qu’il ne nous reste qu’une roue, qu’on n’ait plus de capot, si notre voiture avance encore, on continue de foncer dans le tas !»,  s’est exprimé un des pilotes de courses.

85 voitures et une dizaine de tracteurs à pelouse se sont fait anéantir dans l’arène pour cette 24e édition. La «démol», comme ils l’appellent, est un sport qui fait monter l’adrénaline et permet aux participants de se défouler, mais ce n’est pas pour autant une activité barbare. Les participants et les mécaniciens doivent connaître ce qu’ils font afin que la voiture ait le maximum de chance de remporter la course. «Avec plus de 4000 $ en prix à gagner, ça vaut la peine de s’appliquer !», a ajouté un des mécaniciens.

Une journée qui se termine bien

De plus, au cours de la journée, le spectacle s’est aussi retrouvé dans la zone située derrière l’arène. Ce stationnement, faisant penser à un cimetière de ferrailles, regroupe amis et familles qui «taponnent» sur les véhicules, comme on le dit dans ce milieu. L’ambiance était festive et les gens étaient heureux de pouvoir partager une telle tradition.

Enfin, les nombreux bénévoles ainsi que les organisateurs, Jean-François et Danny Breton, sont fiers et satisfaits du déroulement de l’activité. «C’est certain que la température en a freiné plus d’un, mais nous sommes quand même heureux de voir que beaucoup de gens ont bravé la pluie pour venir nous encourager. On est un village qui se tient et ça paraît», a affirmé un des bénévoles.

Les gagnants

Dans la catégorie des 8 cylindres soudés, Bruno Tardif a remporté la première place avec une bourse de 1 200 $. Samuel Oignon et Sébastien Rousseau ont respectivement gagné le deuxième et troisième prix de 800 $ et 400 $.

Pour ce qui est de la classe 4 cylindres mixes (gladiateur/soudé), Brian Landry s’est mérité le premier prix d’un montant de 1 000 $. Les deuxième et troisième places sont allées à Paul Pouliot et Sébastien Turcotte avec 600 $ et 375 $ en bourse.

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