Les candidats se positionnent sur le communautaire

Les candidats se positionnent sur le communautaire
Une soixantaine de personnes issues des organismes communautaires de Lotbinière s’étaient rassemblés pour écouter les candidats. (Photo : Mélanie Labrecque)

Collaboration spéciale – Mélanie Labrecque Le Peuple Lotbinière

Les candidats des principaux partis à l’élection provinciale ont répondu à l’invitation de la Corporation de développement communautaire de Lotbinière. Ils ont défendu leurs positions face à différents défis qui touchent le milieu communautaire le 18 septembre, à Saint-Flavien.

Yohann Beaulieu (Parti québécois), Normand Beaudet (Québec solidaire), Pierre-Luc Daigle (Parti libéral) et Isabelle Lecours (Coalition avenir Québec) se sont prêtés au jeu et se sont succédé devant les représentants de 15 regroupements de la région.

Chacun disposait de 30 minutes pour se présenter, répondre à deux questions sur des thématiques déterminées à l’avance et à d’autres proposées par les participants à l’exercice.

Sous-financement des organismes communautaires

Les organismes communautaires du Québec interpellent le gouvernement depuis plus d’un an sur cet enjeu dans le cadre de la campagne Engagez-vous pour le communautaire.

Pierre-Luc Daigle a reconnu qu’il y a un problème et que le gouvernement se devra d’aller plus loin dans l’avenir. De son côté, Isabelle Lecours a affirmé que son parti reverrait les modes de financement. L’argent serait accordé d’après la mission des organismes, non pas selon les projets présentés.

Œuvrant dans le communautaire, Normand Beaudet a témoigné des difficultés qu’il a vécues à recueillir du financement. Lui aussi estime que les organismes communautaires bénéficieraient d’un financement accordé selon la mission.

Enjeux et besoins prioritaires pour améliorer la qualité de vie

Yohann Beaulieu privilégiera une approche axée sur la proximité avec les citoyens. Il a expliqué vouloir s’asseoir avec les organismes et discuter des différents enjeux. «C’est la meilleure façon de les connaître.» Pierre-Luc Daigle estime qu’il faut travailler en collaboration avec les gens en tenant compte de leur réalité.

Normand Beaudet a plaidé pour la mise en place d’un revenu minimum garanti qui serait octroyé en échange d’un certain engagement social de la part des citoyens.

Questions des participants

Une quarantaine de questions avaient été préparées à l’intention des candidats et posées sur un babillard. Ils ont été invités à choisir celles qui leur seront posées en jouant aux dards. Certaines sont revenues plus d’une fois, d’autres non.

Les aspirants députés ont eu, entre autres, l’occasion de se prononcer sur le salaire minimum à 15 $ de l’heure, les préjugés envers la santé mentale, l’offre et l’accessibilité aux soins de santé, les préjugés envers la pauvreté, l’offre alimentaire ainsi que leurs priorités dans la lutte à la pauvreté.

Salaire minimum

«Le salaire minimum à 15 $ de l’heure, ce n’est pas réaliste pour l’instant. […] Les prix vont aussi augmenter, les produits seront plus chers, ce qui signifie moins d’argent dans vos poches. Nous préférons réduire les tarifs», a expliqué Isabelle Lecours.

«Les gens qui reçoivent actuellement le salaire minimum et travaillent à temps plein vivent sous le seuil de pauvreté. Ce sont majoritairement des femmes qui sont le seul soutien à la maison. C’est faux de dire que la hausse du salaire minimum ferait monter les prix», a mentionné Normand Beaudet.

Yohann Beaulieu partage la même vision : «12 $ de l’heure, ce n’est pas suffisant.» Il a rappelé qu’il y a des gens qui n’ont plus les capacités de travailler et qu’il faut aborder cette question sous un angle social.

Santé mentale

Pierre-Luc Daigle a précisé qu’il était nécessaire de parler de santé mentale, mais pas de manière négative. «Il faut mettre les succès de l’avant et rappeler que ça peut toucher tout le monde.» S’ajoute aussi la question de l’intimidation. Le réseau scolaire, a-t-il indiqué, doit être impliqué en collaboration avec les organismes communautaires.

Accessibilité soin de santé

Yohann Bealieu a rappelé que le Parti québécois souhaite élargir l’implication des CLSC, notamment en prolongeant leurs heures d’ouverture. «Nous voulons aussi offrir plus de pouvoir aux infirmières et décloisonner les champs de compétence.»

Priorités pour réduire la pauvreté

Isabelle Lecours espère voir une baisse de la demande dans les banques alimentaires, l’augmentation du taux de diplomation et la création d’emplois payants. Elle souhaite la mise en place d’un pôle d’innovation en collaboration avec le Cégep et les MRC.
Les candidats des partis vert et conservateur avaient été invités, mais ils n’ont pas pu être présents.

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