De l’histoire ancienne aux yeux de Simon Dupéré

De l’histoire ancienne aux yeux de Simon Dupéré
Simon Dupéré ne voit pas l'intérêt de rouvrir le dossier. Pour lui

THETFORD. Le propriétaire de Lab Chrysotile, Simon Dupéré, estime que l’effondrement de la route 112 est une vieille histoire et dit avoir tourné la page sur les événements.

Confronté aux témoignages de ses ex-employés, celui-ci nie en bloc les allégations selon lesquelles sa compagnie serait responsable de l’effondrement de la route. «J’ai un point de vue différent. Je pensais que ça avait été réglé. Disons qu’il y a beaucoup d’informations qui ne sont pas nécessairement connues et je ne peux pas entrer dans le dossier», a-t-il mentionné au COURRIER FRONTENAC.

Selon lui, la compagnie a toujours pris ses responsabilités. «Je n’ai aucun intérêt à rouvrir le dossier. Si les anciens travailleurs veulent apporter des allégations qu’ils le fassent et si je juge pertinent de répondre, je répondrai. Je n’ai absolument pas honte de ce qui a été fait. Dans ma tête, c’est un dossier réglé. C’est très complexe et je suis loin d’être en accord avec leur position», clame M. Dupéré.

L’homme d’affaires poursuit en indiquant qu’il y déjà a eu un débat concernant la route 112 il y a un an ou deux. «Je n’ai absolument rien vu qui pourrait faire en sorte que nous sommes responsables. Est-ce que c’est une situation déplorable? Certainement. Je n’ai jamais dit que c’était une bonne chose que la route 112 se soit effondrée, mais de là à nous attribuer le blâme et de mauvaises intentions, je suis en total désaccord», a-t-il renchéri.

Responsable ou pas?

L’ancien arpenteur Valdé Camiré estime que Lab Chrysotile s’est cachée derrière une faillite pour ne pas assumer ses responsabilités. Une allégation que dément férocement Simon Dupéré. «Lorsque la route est tombée, les circonstances financières étaient intenables et j’ai essayé d’expliquer à maintes et maintes reprises que nous avions un plan de relance. En 2012, nous avons vraiment essayé de redémarrer la compagnie et malheureusement, c’est une série de rendez-vous manqués qui ont fait en sorte que nous n’avons pas été capables de le faire», relate le propriétaire de la compagnie en faillite.

Ce dernier a toutefois rappelé qu’il n’y a pas eu d’accusations formelles à la suite de l’effondrement de la route 112, mais il reconnait que la responsabilité sera à déterminer légalement. M. Dupéré n’est toutefois pas tendre à l’endroit de ceux qui allèguent que Lab Chrysotile a une part de responsabilité.

«Je ne me défendrai pas contre des gens qui ont un historique d’être aigri par ce qui s’est passé. Ils ont perdu leur emploi et de ce que j’en comprends, malheureusement, ils n’ont pas été capables d’en trouver d’autres. Je ne sais pas si c’est une vengeance, mais je pense que quelqu’un qui travaille à temps plein a autre chose à faire.»

Simon Dupéré dit tout de même aller de l’avant. «Nous mettons nos efforts à remettre le site comme il devrait être. Il n’y a pas de travail sur le terrain, mais nous vendons des équipements depuis trois ans. On vend au fur et à mesure, alors on peut dire que ça fait partie d’un certain démantèlement», a-t-il conclu.

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