Des initiatives pour améliorer la qualité de l’eau des trois lacs fluviaux de la rivière Bécancour

Communiqué

Des initiatives pour améliorer la qualité de l’eau des trois lacs fluviaux de la rivière Bécancour
Ce projet vise la réduction des apports nutritionnels des tributaires et des fossés vers les lacs à la Truite d'Irlande, William et Joseph. (Photo : (Photo gracieuseté))

Un projet visant l’amélioration de la qualité de l’eau des trois lacs fluviaux de la rivière Bécancour est en cours depuis le mois de septembre et doit prendre fin en août 2023.

Selon le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), celui-ci vise la réduction des apports nutritionnels des tributaires et des fossés vers les lacs à la Truite d’Irlande, William et Joseph. Il se divise en trois grands axes qui permettront respectivement l’acquisition de connaissances sur la provenance des apports nutritionnels excédentaires, l’aménagement d’infrastructures naturelles pour la biorétention des sédiments et des nutriments ainsi que la concertation des acteurs du milieu et la sensibilisation auprès du public.

La caractérisation des apports en sédiments dans les tributaires et les fossés sera la première étape à la détermination des cours d’eau les plus susceptibles de polluer les lacs. Des mesures du phosphore total, des nitrates et des matières en suspension seront prises dans dix rivières importantes du secteur (Bécancour, Bagot, McLean, Chainey, Larose, Fortier, Pinette, Hamilton, Gardner et Larochelle). Ces paramètres physicochimiques permettront de classer les rivières par l’importance et la source des contaminants. D’autres mesures sur la turbidité et la charge de fond seront prises dans les fossés avant qu’ils se jettent dans les tributaires. Ces dernières stations seront échantillonnées par temps de pluie. L’analyse spatiale du réseau de drainage, en association avec les données de terrain, permettra d’identifier les secteurs prioritaires d’intervention.

Les secteurs d’intervention prioritaires pour l’amélioration des écoulements seront la cible d’aménagements de biorétention. Les propriétaires potentiels seront rencontrés et invités à s’impliquer après que les détails des interventions leur soient expliqués. Avec leur accord, l’implantation d’infrastructures naturelles réduira le transport des nutriments vers les lacs fluviaux. La cible est de cinq plans et devis en plus d’une superficie de 30 hectares protégés par des ententes de conservation volontaire. 

Tout au long du projet, les acteurs de l’eau seront consultés par l’intermédiaire d’une table de concertation. L’objectif est la tenue d’une rencontre annuellement, dont la première sera tenue au cours de l’hiver 2022. Des ateliers de sensibilisation seront également offerts pour quatre grands groupes d’usagers (acériculteurs, forestiers, agriculteurs et voirie) en lien avec la gestion de l’eau par bassin versant. De plus, des visites terrain et des ateliers seront réalisés avec les propriétaires fonciers intéressés par les travaux d’aménagement. Les gens intéressés auront également l’occasion de visiter un ou plusieurs endroits en cours de projet.

Notons que cette initiative est en lien avec le Plan directeur de la rivière Bécancour et le Plan d’action pour la gestion durable des lacs William et Joseph. Elle s’intègre également dans La vision maritime du Québec : Avantage Saint-Laurent. Ce projet est financé par le programme Affluent Maritime, la MRC de l’Érable ainsi que les municipalités de Saint-Ferdinand, Irlande, Inverness et Saint-Pierre-Baptiste.

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Jean Luc Laflamme
Jean Luc Laflamme
11 mois

Peut être faudrait t’il , aussi inscrire les résidences secondaires qui sont installées, le long des tributaires , une source de polution non négligeable