Fusion des commissions scolaires : la MRC préfère Lotbinière

Fusion des commissions scolaires : la MRC préfère Lotbinière
Voici la carte de la nouvelle commission scolaire (en jaune) réunissant celles des Appalaches

APPALACHES. Les élus de la région ont fait leur choix, la MRC mettra de la pression afin que la Commission scolaire des Appalaches soit fusionnée à celle des Navigateurs, plutôt qu’avec la Beauce-Etchemin et la Côte-du-Sud comme le prévoit le projet du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc.

Lors de la réunion mensuelle du conseil des maires tenue, hier soir, dans les bureaux de la MRC, les élus ont tablé sur leur préférence et c’est la fusion avec la Commission scolaire des Navigateurs qui a été choisie en majorité. Celle-ci dessert les régions de Lotbinière et de Lévis.

La principale raison pour ce choix est le partenariat déjà établi avec Lotbinière. En effet, le Cégep de Thetford a récemment ouvert un campus à Saint-Agapit et pour les élus, ce serait donc plus logique d’aller vers la même commission scolaire.

«En ayant également le même député, soit Laurent Lessard, ils se sont dit que ce serait plus naturel d’y aller avec la structure qui existe déjà. Si on regarde aussi Saint-Jacques-de-Leeds et Saint-Jean-de-Brébeuf, c’est déjà limitrophe avec Lotbinière. En gros, c’est ce qui a été mentionné lors du tour de table», a expliqué la directrice générale de la MRC des Appalaches, Marie-Eve Mercier.

Maintenant, il reste à savoir si la MRC pourra avoir un impact sur le projet de loi du ministre Bolduc qui devrait être annoncé après les Fêtes. Selon le préfet Paul Vachon, les décisions sont peut-être déjà prises, mais sa région va tout de même défendre son choix. «Nous ne sommes pas sûrs jusqu’où nous pouvons mettre de la pression, mais nous allons tout faire pour que notre préférence soit respectée.»

De son côté, le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, croit qu’il pourrait quand même y avoir une possibilité. «C’est un exercice politique, il n’y a pas d’économies à faire. Ce que le gouvernement veut, c’est réduire le nombre de commissions scolaires. En allant ailleurs (vers les Navigateurs), on garde le même nombre de commissions qu’il veut.»

Notons que la Commission scolaire des Appalaches n’a pas encore annoncé ses couleurs quant à ce dossier. Les commissaires se pencheront sur cette question très prochainement.

Défendre l’intégralité du territoire

La première résolution des élus de la MRC des Appalaches sera toutefois de défendre l’intégralité du territoire, alors que dans le projet annoncé, la commission scolaire perdrait un peu de son territoire. Les maires et mairesses contacteront d’ailleurs leurs collègues des municipalités en question pour avoir leur soutien.

«Nous aimerions que les municipalités de Saint-Ferdinand, Saints-Martyrs-Canadiens et Stratford restent avec nous. C’est important parce qu’il en va de la survie de nos écoles, soit les polyvalentes de Disraeli et de Black Lake, qui pourraient perdre une grande partie de leur clientèle. Ce sont deux endroits avec des créneaux particuliers, Disraeli avec les volets hockey et cirque, ainsi que Black Lake avec l’anglais. Nous ne voulons pas perdre ça», a soutenu Paul Vachon. Ce dernier est toutefois satisfait que Laurent Lessard semble défendre l’intégralité auprès de son collègue Yves Bolduc.

Selon le maire de Disraeli, Jacques Lessard, le conseil municipal de Stratford aimerait également rester avec les Appalaches. L’école primaire Dominique-Savio accueille en effet plusieurs élèves de Disraeli qu’ils perdraient dans la nouvelle formule.

À Saint-Ferdinand, par contre, le maire Rosaire Croteau souhaite depuis un bon moment que les élèves de sa municipalité puissent aller vers la région de l’Érable, plutôt qu’à la Polyvalente de Black Lake comme c’est actuellement le cas.

«Le maire est là pour représenter sa population et son conseil d’établissement veut rester avec nous. Il devrait comprendre qu’il risque de perdre son école primaire en ne restant pas avec les Appalaches. Je ne pense pas que la population là-bas aimerait perdre son école», a souligné Marc-Alexandre Brousseau.

Mentionnons qu’actuellement, 24 des 114 élèves de l’école Notre-Dame à Saint-Ferdinand proviennent d’Irlande et de Saint-Julien, ce serait donc eux qu’ils perdraient en allant vers la région de l’Érable. Une réunion avec les parents des élèves devrait avoir lieu lundi soir. 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires