Institutionnalisation des écoles : pas seulement à Thetford

Institutionnalisation des écoles : pas seulement à Thetford

THETFORD – Le projet d’institutionnalisation des Polyvalentes de Thetford Mines (PTM) et de Black Lake (PBL) est plutôt répandu au Québec, notamment dans les grandes villes, où de nombreuses écoles de quartier se sont affiliées dans les dernières années.

C’est le cas, entre autres, à la Commission scolaire de la Capitale où il y a en tout sept écoles institutionnelles au primaire, donc 15 établissements scolaires qui partagent les mêmes services à deux ou à trois. Dans la plupart des écoles dites institutionnelles, celles qui sont affiliées ensemble n’offrent pas les mêmes années, c’est-à-dire que l’une d’entre elles peut recevoir les élèves de prématernelle, maternelle, 1re et 2e année, tandis que l’autre reçoit ceux de 3e, 4e, 5e et 6e année.

Dans le cas de Thetford, selon le projet qui est actuellement présenté, la fusion entre les deux écoles secondaires n’apporterait pas de partage des années scolaires, chacune des deux polyvalentes offrirait donc les cinq niveaux du secondaire.

Économies et services bonifiés

Lorsqu’on interroge les responsables des commissions scolaires, les réponses sont les mêmes, l’institutionnalisation permet de couper dans les dépenses puisque les écoles affiliées partagent les mêmes services aux élèves, la même direction et le même conseil d’établissement. Selon la Commission scolaire de la Capitale, « les écoles dites institutionnelles constituent des choix en faveur du maintien des points de services de préférence à la fermeture des petites écoles. »

Fermeture à Cap-Rouge

À Cap-Rouge, l’institutionnalisation n’a tout de même pas empêché la fermeture de l’École des Grandes-Marées en juin 2012, alors que cet établissement n’avait été construit qu’en 1993 au coût de 5 millions $. Située sur le territoire de la Commission scolaire des Découvreurs, cette école accueillait des élèves de cinquième année du primaire jusqu’à la troisième année du secondaire. Les élèves de Cap-Rouge ont principalement été redirigés vers Sainte-Foy et Saint-Augustin où, ironiquement, des travaux devaient être effectués afin d’accueillir les nouveaux élèves.

Aujourd’hui, Cap-Rouge ne contient plus d’école secondaire publique. Avant la fermeture définitive des Grandes-Marées, le président du conseil d’établissement de l’école institutionnelle Grandes-Marées – Marguerite d’Youville déplorait que les citoyens continuent à payer des taxes pour un service qu’ils n’avaient plus.

La fermeture de la PBL n’est pas des discussions du côté de la Commission scolaire des Appalaches (CSA) pour le moment, sauf que plusieurs intervenants estiment à micro fermé que ce sera éventuellement le cas et que ce projet d’institutionnalisation en serait le début. À la CSA, on assure toutefois que les services seront maintenus et que, comme ailleurs au Québec, ce projet a un but économique, c’est-à-dire celui de sauver environ 150 000 $ à moyen terme, en plus de bonifier l’offre de services aux élèves.

 

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