Intérêt grandissant pour la chasse à l’ours noir et au dindon sauvage

Par Frédéric Desjardins
Intérêt grandissant pour la chasse à l’ours noir et au dindon sauvage
Véronique Lévesque, propriétaire de Buck Hunter, chasse l’ours noir depuis une vingtaine d’années. (Photo : Gracieuseté – Véronique Lévesque)

La dernière saison de chasse a été productive et diversifiée en Chaudière-Appalaches.

Selon les données du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), notre région se situe dans les zones 3, 4 et 7. La route 173 sépare les zones 3 et 4. La route 112 divise les zones 4 et 7. La zone 4 déborde sur la région de Mégantic, la zone 7 incluant des secteurs du Centre-du-Québec.

Au Québec, la chasse à l’ours noir a atteint un nouveau record avec 6513 bêtes abattues. Notre région a suivi la tendance avec 287 ours noirs, en hausse de 20 % sur 2017. L’augmentation est surtout notable dans la zone 4 (152 vs 109).

«Des gens ne voulaient pas manger de l’ours noir à cause d’une bactérie dans la viande. C’est possible si l’ours se nourrit dans les dépotoirs, mais moins s’il mange en forêt ou les appâts des chasseurs. On n’a qu’à bien faire cuire la viande», affirme Véronique Lévesque, chasseuse et propriétaire de Buck Hunter à Saint-Victor.

L’automne dernier, 2588 dindons sauvages ont été tués, soit 148 de plus que la saison précédente. Presque toutes ces bêtes (96 %) se trouvaient dans les zones 4 et 7.

«Même si on retrouve des dindons un peu partout, c’est une chasse difficile où l’on doit rester par terre, en faisant venir le dindon avec le <@Ri>call<@$p>», précise Mme Lévesque.

La chasse des femelles orignaux étant interdite cet automne, comme tous les deux ans, 1623 mâles ont été abattus en Chaudière-Appalaches. En 2016, la chasse avait été moins fructueuse avec 1530 mâles.

Malgré une baisse de 3 % en réussite en 2018, 15 980 cerfs ont été abattus sur le territoire. Les zones 4 (6962) et 7 (6026) sont des secteurs reconnus pour la grande présence de chevreuils.

Armes utilisées

Même s’il peut être capturé par piégeage, les chasseurs préfèrent tuer l’ours en personne dans les deux tiers des cas, sauf dans la zone 4 où ce sentiment est plus fort (83 %).

Pour les dindons sauvages, le fusil est utilisé dans 98 % des cas. La carabine est l’arme la plus populaire pour chasser le chevreuil dans les zones 3 et 4 (65 % et 73 %). Plus de la moitié des chasseurs (52 %) ont choisi l’arbalète dans la zone 7.

Ces situations se transposent pour les orignaux tant à la carabine (75 % et 69 %) qu’à l’arbalète (92 %) dans ces mêmes secteurs.

Zec Jaro

Durant l’automne, 96 chevreuils (+ 27 %) et 14 orignaux (- 33 %) ont été abattus à la Zec Jaro de Saint-Théophile.

«Comme l’hiver a été précoce, les chevreuils sont arrivés plus tôt dans leur ravage, situé en plein cœur de la zec. Il y avait plusieurs orignaux, mais les chasseurs à l’arbalète n’ont pas été chanceux», d’expliquer le directeur général, Gilles Paquet.

La Zec Jaro compte peu de dindons sauvages, mais assez d’ours justifiant une augmentation éventuelle des prises. «On pourrait se rendre jusqu’à une dizaine d’ours noirs chassés, sans nuire à l’espèce. Nous voulons développer l’intérêt pour la chasse à l’ours noir sur la zec», confirme M. Paquet.

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Emmanuel
Emmanuel
4 années

Faut-il dire bravo pour un tel carnage ? On va essayer de nous bercer avec le bien-fondé du massacre de ces animaux pour le maintien et l’équilibre des espèces, aussi pour effacer de nos esprits que ce sont de véritables tueurs et que si la chasse à l’homme était ouverte, ils nous tueraient sans doute tout autant car c’est leur plaisir, leur passion, leur sport…
Laissez donc ces pauvres animaux vivre en paix, ils ne demandent rien à personne et surtout pas à des meurtriers d’excuser leur barbarie pour le bien de la nature.